‹ L'avenir de la philosophieChapitre 200 sur 265 · Poggendorf, op. cit., p · texte numérisé non relu

Poggendorf, op. cit., p

sans doute aussi au soleil, à la lune, et aux planètes; c'est à elle que les astres doivent leur forme sphérique ainsi que leurs mouvements divers » '. La pensée de Kepler fut excitée par cette phrase de Salomon : omnia in mensura et numéro et 2)ondere posnisti', dans l'apparence du désordre, il voulait trouver l'harmonie et l'unité ^ Par ses lois célèbres du mouvement des planètes, il démontra l'exactitude du système de Copernic. 11 fut d'ailleurs impuissant à expliquer ces lois elles-mêmes, sinon par des hypothèses gauchement anthropomorphiques encore : il fait de la gravité « une affection corporelle et mutuelle entre les corps par laquelle ils tendent à s'unir^ », il prête à chaque planète « une âme qui, instruite du chemin qu'elle doit suivre pour conserver Tordre éternel de l'univers, l'y dirige continuellement et l'y maintient sans relâche avec une immortelle puissance et une inépuisable vigueur ' ». Il épaissit, pour ainsi dire, le principe fondamental qui apparut plus dégagé et plus pur chez Galilée, chez Newton, chez Laplace ^ : il n'en est pas moins vrai que si Kepler est supérieur à Tycho-Brahé, c'est parce que l'un se contentait de dresser des tables astronomiques, tandis que l'autre dans la table la plus parfaite ne voyait autre chose qu'une énigme à déchiffrer, une harmonie à démêler ^ « Les lois de la nature sont les plus simples qu'il se puisse :

1. De revol., I, ix, cité par Hoefer. Histoire de l'astronomie, p. 306.

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