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Hoefer, Histoire de l'astronomie, p

3. Laplace, Histoire de l'astronomie, p. 413; voir Martin, thèse citée, et Hoefer, ibid. — Kepler a entrevu sous cette forme l'explication par la pesanteur, puis s'en est éloigné. Poggendorf, op. cit., pp. 91-98.

4. Bertrand, les Fondateurs de Vastronomie moderne, p. 149. Kepler savait qu'un corps en repos ne peut de lui-même se mettre en mouvement {\\ a supposé une influence magnétique du soleil en rotation axiale pour mettre en branle les planètes); c'est sous cette forme qu'il a pressenti cette autre loi de la mécanique, encore ignorée de lui : un corps qui se meut ne peut de lui-même se mettre en repos.

5. « Je ne sais si c'est une prérogative de l'esprit humain, qu'étant luimême un être vrai et positif, il est disposé à concevoir toutes les autres choses comme étant aussi des êtres vrais et positifs : mais, soit que cette tendance à former ces sortes d'idées soit un mérite ou non, je crains qu'elle n'occasionne souvent des méprises, et ne nous fasse penser et parler de choses qui ne sont que des chimères... » Boy le, Li/jre examen de Vidée reçue concernant la nature, dans. lla.\\a.m, Histoire de la litt.de l'Europe, i.W, p. 399.

6. Harmonices mundi lihri V; voir Bertrand, op. cit., pp. 107-108.

il n'est pas possible de nag-er mieux que les poissons ou de voler mieux que les oiseaux. Elevons donc notre pensée jusqu'à la règle la plus parfaite et la plus simple : nous formerons la plus vraisemblable des hypothèses. Suivons-en curieusement les conséquences : que les mathématiques les transforment sans scrupules en théorèmes élégants, nous ne risquons rien. La géométrie a étudié déjà bien des courbes inconnues à la nature et dont les propriétés ne sont pas moins admirables; c'est à elle seule aussi qu'appartiendront nos résultats si l'expérience ne les confirme pas '. » Et c'est par Talliance heureuse de l'expérience et du raisonnement que Galilée fonda la mécanique -. Cet efTort vers la simplicité et l'unité aboutit, quand Newton eut joint les lois de Kepler et la mécanique de Galilée, quand Laplaceeut développé l'hypothèse de la nébuleuse, au système du monde en face duquel celui-ci s'écriait : « C'est une chose vraiment digne d'admiration que la manière dont tous les phénomènes qui semblent au premier abord fort disparates découlent d'une même loi, qui les enchaîne au mouvement de la terre, en sorte que, le mouvement de la terre étant une fois admis, on est conduit par une suite de raisonnements géométriques à ces phénomènes. Chacun d'eux fournit donc une preuve de son existence, et si l'on considère qu'il n'y en a pas maintenant un seul qui ne soit ramené à la loi de la pesanteur ; que cette loi déterminant avec la plus grande exactitude la position et le mouvement des corps célestes, à chaque instant et dans tout leur cours, il n'est pas à craindre qu'elle soit démentie par quelque phénomène jusqu'ici non observé..., il est impossible de se

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