Galilée, dans Bertrand, op. cit., p
2. Dans ses recherches sur la pesanteur, « quand l'expérience manquait à Galilée, il s'aidait de la réflexion. Il considéra donc la pesanteur comme une force inhérente aux corps et perpétuellement agissante; il expliqua par là l'accéléralion des corps tombants. Dès que la pesanteur agit dans le premier instant de sa chute, il n'y a pas de raison pour qu'elle n'agisse pas dans le deuxième instant, dans le troisième, enlindans tous les instants successifs. La vitesse acquise et la vitesse nouvelle forment une vitesse proportionnelle
u temps; de là le mouvement accéléré... » Hoefer, op. cit., p. 372.
refuser à rensemble do ces preuves, et de ne pas convenir que rien n'est mieux démontré dans la philosophie naturelle que le mouvement de la terre et le principe de la gravitation universelle en raison des masses et réciproque au carré des distances ^ » — Ce qu'est la mathématique exactement qui, de Kepler à Laplace, a joué un si grand rôle dans les progrès de l'astronomie et de la physique, par quel instinct puissant elle a été toujours plus largement appliquée, par quelle vue profonde elle a paru même universellement applicable, l'occasion s'offrira bientôt de le montrer; mais il faut rappeler à celte place combien les penseurs — de Pythagore et Démocrite à Descartes, Leibnitz et Kant — ont contribué à l'application de la matbématique.
Le besoin efficace d'unité, la part de l'idée, — la persistance, dirai-je, d'un anthropomorphisme atténué, — quelquesuns des savants les plus illustres et les plus positifs de ce siècle l'ont mise en parfaite évidence, et il n'est aucun domaine de la recherche oii elle n'ait éclaté aux yeux non prévenus. « Nous ne connaissons en toute lumière, a dit le mathématicien Poinsot, qu'une seule loi : c'est celle de la constance et de l'uniformité. C'est à cette idée simple que nous cherchons à réduire toutes les autres, et c'est uniquement en cette réduction que consiste pour nous la science -. » Avec plus ou moins de force, plus ou moins de précision, plus ou moins de développements, la même pensée se retrouve dans les traités ou les articles de méthode, de critique scientifique, en quelque sorte, de physiciens comme Herschell ou Tyndall, de chimistes comme Liebig ou Chevreul ou encore Sainte-Claire Deville, d'un biologiste comme Claude Bernard, d'un naturaliste comme Milne-Edwards. L'embarras n'est pas ici de citer, mais de se borner.
« On sent que le mot loi se rapporte plus à nous comme entendement qu'aux substances matérielles comme obéissant