Bruno, Campanella
:2. Introduction, p. 90; cf. pp. 94-9o.
celui des sciences nialliématiqiies, puiscjue de part ol d'autre ce principe est exprimé par un rapport des clioses nécessaire et absolu. » La science empirique repose sur la même base que la malbémaliquc; elle se prêle à devenir matliéinati(|ue; elle ne se parfait qu'en devenant telle résolument : et c'est une incontestable vérité qu'on n'induirait point si l'on ne pouvait pas déduire.
Ilien ne vient de rien : voilà la traduction en langage de chang'ement du principe de l'être : ce qui est est. Or '< on peut véritablement affirmer que l'intelligence humaine commence et finit avec ce principe 11 est curieux de remarquer l'unanimité et l'insistance avec lesquelles les anciens philosophes grecs déclarent que rien ne peut absolument naître ou périr'. » « Je trouve, a dit Kant, que, dans tous les temps, non seulement le philosophe, mais le vulgaire même, a supposé cette permanence comme un subslratum de tout
chang'ement, et il le supposera toujours comme indubitable
Un philosophe à qui l'on demandait quel est le poids de la fumée répondit : retranchez du poids du bois brûlé celui de la cendre, et vous aurez celui de la fumée-. » Mais comment ces vues théoriques ont été — depuis un siècle surtout — confirmées par la science positive, comment en égalités quantitatives ont pu s'exprimer bien des changements de qualité, comment une évolution s'accentue qui fait avancer les sciences [)hysiques et chimiques vers les sciences mathématiques, et les sciences naturelles vers les sciences physiques et chimiques ^ est-il nécessaire de le rîippeler ici? L'établissement
1. Stallo, la Mallrre et la pliysique moderne, p. 47, noie. Il cile Diogèno d'ApolIonie, Parménidc, Empédocle, Démocrile, l']piciire.... Cf. Berlhelot, !a Récoluiion chimique.