‹ L'avenir de la philosophieChapitre 216 sur 265 · Voir Stailo, op. cit., pp · texte numérisé non relu

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monde de rexpérience sensible, puisqu'elles sonl d'origine visuelle et tactile.

Voici les simples remarques auxquelles nous nous bornerons.

La multiplicité dans l'unilé n'est pas plus difficile à comprendre que la dualité dans l'unité. Or l'opposition du moi et du non-moi, le rapport du sujet et de l'objet sont la donnée première — comme ils en sont le fondement même — de la pensée. Peut-être ne réfléchit-on pas assez sur l'étrangeté de cette situation du moi : selon qu'on veut le considérer d'une façon ou d'une autre, il apparaît isolé et impénétrable, ou bien il semble communiquer et se confondre avec le tout. Qu'est-ce que cette faculté essentielle du moi, — la. sensibilité, — sinon la propriété qu'il a, et par laquelle seule il existe, de s'opposer tout ensemble et de se relier au non-moi? La sensibilité est une limite et elle est un trait d'union; et le corps, nous l'avons déjà vu, c'est le moi s'apparaissant dans le non-moi. Il y a là un fait singulier — dont l'importance échappe à cause de son évidence même : et, s'il s'oiïre à nous un moyen de concevoir la multiplicité dans l'unité, c'est bien par ce quelque chose d'incontestable et de contradictoire, — qui est l'expression intérieure, psychologique, de la division dans l'indivis, — la sensibilité.

Tout le réel est un : la multiplicité est relative, il ne faut pas dire à ces fragments, — le mot est trop matériel, trop objectif; mais quel terme employer? — disons à cela qui soutirent des rapports, à cela que la sensibilité isole et relie cependant au tout. Et dès lors le changement se concilie peut-être avec l'identité. Le changement n'existe qu'au point de vue de ces divisions de l'indivis : dans le tout indivis, rien n'est changé jamais.

Essayons de nous faire comprendre par un moyen grossier. Soit le nombre 10. Que l'esprit considère ce nombre comme = (1 -|- 1 -f 1 + 1 + 1 + i + l (- l -f l (- l),

OU comme = (1 -\- 2 -\- 3 -\- h'), ou comme = (1 +3 + 6), ou comme :=:: (4 + G), etc., il a toujours affaire au même nombre 10; mais ce nombre 10 comporte en soi des combinaisons diverses, et les éléments de ces combinaisons n'ont pas tous les mômes propriétés. Or la Mathématique précisément étudie le réel comme identique dans ses combinaisons — c'est-à-dire que les éléments des combinaisons y maintiennent identiquement leur valeur en tant qu'éléments du tout identique; les propriétés quantitatives des combinaisons sont fondées sur l'identité même des éléments, c'est-à-dire du tout : la Mathématique est une science relative au tout, au tout considéré comme un. L'Historique est une science relative aux éléments. Supposons que les éléments du nombre dix soient des réalités qui, s'apparaissant les unes aux autres, s'apparaissent à elles-mêmes : la qualité sera quelque chose d'intérieur aux éléments; le changement, ce sera la qualité modifiée dans les combinaisons diverses par les propriétés nouvelles qui s'y produiront; et les notions de progrès et de régression, de bien et de mal, — qui n'ont pas de sens en Mathématique, — résulteront de l'unification sentie. Mais il faudrait effacer ces mots A'éléments, de combinaisons, tout ce qui, encore une fois, accuse trop la séparation, tout ce qui est, pour ainsi dire, trop extérieur.

Insistons, d'ailleurs, sur cette division dans l'indivis; tâchons à éclaircir davantage ce problème, en approfondissant certaines données de l'Empirique avec cette conception de la multiplicité comme quelque chose de subjectif et comme toute relative.

Nous avons distingué trois règ-nes, en quelque sorte, dans l'objet qu'étudie l'Historique : le règ-ne inorganique, le règne organique ou vivant, le règne moral. Or, des trois, le plus intéressant en un sens à considérer, celui qui conduit le mieux à l'intelligence du changement dans l'unité nmltiple, c'est le règ'ne intermédiaire qui, moins fixe que le premier

et plus achevé que le troisième, est précisément, par sa mobile consistance, le passage de l'un à l'autre, de la nature faite à la nature qui se fait. C'est lui surtout qui va nous permettre d'utiliser la notion si précieuse de fonne.

La Forme. — On sait comment les découvertes de la chimie organique, comment les progrès de la syntlièse chimique ont renouvelé dans ce siècle la biologie; on sait aussi à quelles illusions se sont laissé entraîner quelques savants contemporains. Comme certains composés chimiques ne se rencontraient que dans les êtres organisés, pendant longtemps un hiatus absolu avait existé entre la chimie organique et la chimie minérale : dans la nature vivante, disait l'ancienne biologie, réside une « force mystérieuse qui détermine exclusivement les phénomènes chimiques » qu'on y observe; « elle agit en vertu de lois essentiellement distinctes de celles qui règlent les mouvements de la matière purement mobile et quiescible. Elle imprime à celle-ci des états d'équilibre particuliers, et qu'elle seule peut maintenir, car ils sont incompatibles avec le jeu régulier des affinités minérales*. » Quand, avec les mêmes matériaux dont la chimie minérale dispose, il fut établi que les composés organiques pouvaient être fabriqués dans un laboratoire, non seulement entre la vie et le monde physico-chimique il n'y eut plus dans la science ni antagonisme ni solution de continuité, mais la biologie apparut à certains comme un chapitre de la physicochimie. Or, autre chose est de fabriquer même de l'albumine, comme celle de l'œuf, ou de la fdjrine, comme celle du sang, — qui sont matières mortes, — et de créer la vie. Et, quelque opinion qu'ils aient sur la possibilité de la créer un jour, les biologistes tendent maintenant h reconnaître que la vie est chose à part, qu'elle a son caractère distinct. Les molécules de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, d'azote, do soufre, qui constituent un corps vivant, y subissent un traitement parti-

\. Bcrlhelol, la Sj/nlhèse c/iimique, p. 270; cf. p. 13. Voir CI. Bernard, la De finit ion de lu vie, dans la Science expérimentale.

culicr, qui chimiquement se manifeste par une complexité et une instabilité singulières*.

En somme, sur ce point, personne n'a vu plus clair que Claude Bernard. « Sous le rapport physico-chimique, la vie n'est qu'une modalité des phénomènes généraux de la nature; elle n'eng-endre rien; elle emprunte ses forces au monde extérieur, et ne fait qu'en varier les manifestations de mille et mille manières- » : Cl. Bernard l'a répété à toute occasion; mais il ajoutait que — si la matière vivante est faite de matière brute, et n'agit jamais spontanément mais se borne à réagir aux excitations, d'une façon parfaitement déterminée quoique très délicate — sa réaction exprime autre chose que l'addition pure et simple des propriétés de ses principes immédiats et, à plus forte raison, de ses éléments. « Ce qui caractérise la machine vivante, ce n'est pas la nature de ses propriétés physico-chimiques, si complexes qu'elles soient, mais bien la création de cette machine qui se développe sous nos yeux dans des conditions qui lui sont propres et d'après une idée définie qui exprime la nature même de l'être vivant et

l'essence même de la vie Ce qui est essentiellement du

domaine de la vie et n'appartient ni à la physique, ni à la chimie, ni à rien autre chose, c'est Vidée directrice de cette évolution vitale.... La force vitale dirige les phénomènes qu'elle ne produit pas; les agents physiques produisent des phénomènes qu'ils ne dirigent pas^ » — Ces vues n'ont fait que &e confirmer. « Le protoplasma n'est pas un mélange dont chaque élément existerait et agirait indépendamment

\. Voir sur l'albumine et sur la ■philogénèse de la molécule albumineuse les articles curieux de Danilewsky, Rcv. scient., 10 et 17 novembri; 1894.

2. Le Problème de la Physiol. gén., dans la Science expérimentale, p. 117. Il poursuit : <■ Ne pourrait-on pas ajouter que l'intelligence elle-même, dont les phénomènes caractérisent l'expression la plus élevée de la vie, se révèle en dehors des êtres vivants dans l'harmonie des lois de l'univers? Mais nulle part ailleurs que dans les corps vivants elle n'est traduite par des instruments qui nous la manifestent sous la forme de sensibilité, de volonté. Ainsi se trouverait réalisée la pensée antique que l'organisme vivant est un microcosme qui reflète en lui le macrocosmc . »

3. Voir Introduction, pp. 162-163; du Progrès des sciences physiol., pp. 52 sqq.; la Défmiiion de la vie, p. 210; Leçons sur les phén. de la vie, I.

l'un de l'autre, mais bien un complexe moléculaire chimique entier, un, réagissant contre toute matière extérieure non pernicieuse, dans son entité, comme une matière homogène et unique '. » L'arrêt dans l'activité chimique des tissus ne détruit pas les conditions potentielles de la vie : les expériences de Raoul Pictet l'ont établi. « Pour nous servir d'un exemple un peu grossier, la chimie serait le plus souvent à la manifestation fonctionnelle d'un être vivant ce qu'est le charbon à la forme du travail d'une machine à vapeur. En refroidissant l'animal, nous éteignons le feu dans le foyer, les fonctions sont suspendues, mais le mécanisme qui les fait mouvoir n'est pas détruit pour cela. Si, en effet, nous réchauffons de nouveau l'organisme soumis à la congélation, il en sera comme si nous rallumions le combustible dans la machine. L'être en expérimentation reprendra aussitôt ses mouvements-. »

Celte idée directrice, celte formule vitale que contient le g-erme, et sur laquelle Claude Bernard a tant insisté, réalise une unité qu'exprime à nos sens, à nos yeux, la for/ne — la forme plus ou moins indivisible, individuelle. « Quand nous jetons les yeux sur ce monde au milieu du({uel l'homme s'agite, il semble bien au premier abord que tout ce qui vit, la plante, l'animal, même toute partie de ce qui vit, une feuille, un os, a une forme défmie dans ses contours, si bien que nous sommes naturellement conduits à voir dans la forme des êtres organisés un attribut essentiel de la vie K » L'amibe, — cette petite masse gélatineuse qui allonge une sorte de pied, et se meut en passant tout entière dans ce prolongement, et se déforme ainsi sans cesse, — il est exact de dire qu'elle n'a pas de forme défmie, que son individualité est précaire, mais non qu'elle n'a pas de forme

1. Danilewsky, le Protoplasma, Revue scient., 10 novembre 1894.

2. G. Fano, la Pli>/siologie dans ses rapports avec la chimie el avec la morpholof/ie, lievue scient., l" septembre 1894.

3. G. Pouchet, la Forme et la Vie, Revue des Deux Mondes, 15 mai 1892.

absolument. « Chaque forme d'iufusoire est caractéristique d'une composition chimique déterminée, dont la constance ne se maintient qu'en présence du noyau »; le noyau est conservateur de la forme spécifique et régénère les parties perdues : par le noyau s'accomplit le phénomène à' assimilation, « le vrai phénomène vital qui tient tous les autres sous sa dépendance* ». — La détermination et la complication de la forme sont en raison directe de l'unité réalisée, — et la sensibilité croît simultanément.

Les formes les plus compli(|uées et les mieux définies passent, au surplus, avant de se constituer, par une série d'états provisoires qu'observe l'embryogénie. Cette autonomie que traduit la forme-, les biologistes en viennent à l'étudier de plus en plus dans son aspect évolutif, c'est-à-dire dans son rapport avec le temps : « Les lois vitales, qu'il s'agit de circonscrire et d'étudier sans les confondre avec les lois physicochimiques auxquelles elles se superposent chez les èlres vivants, semblent différer de toutes les lois physico-chimiques en ce que le temps... intervient dans leurs manifestations d'une façon toute spéciale. » Dans l'organisme « les éléments mis en œuvre obéissent à une loi héréditaire » : l'agencement morphologique qu'ils réalisent par degrés reproduit un agencement antérieurement réalisé^; et ces degrés reproduisent la série des formes qui, dans le temps, ont abouti à cet agencement morphologique. C'est le raccourci, en chaque être, de l'évolution zoologique * qui maintient à la

1. Voir les travaux de F. Le Dantec, — qui lui-même met à profit Balbianij Verworn, etc., — en particulier i?ei'ue p/iil. , a.oûl 1895, février et mars 1896, et Bibl. Scient. Intern., T/ic'orie nouvelle de la vie.

2. La forme est si bien la traduction sensible d'une unité — qu'elle détache et rattache — que le mot a pris dans certaines philosophics un sens métaphysique. Nous ne nous appuyons pas ici sur Aristote ou Leibnitz, — pas plus que sur Descartes un peu plus loin, — précisément parce qu'il s'agit d'utiliser la science psychologique et objeclive, et non la spécuIaLion métaphysique.

3. G. Coutagne, la Biologie et les sciences pliysico-cliimiques, Revue scient., 16 mars 189f5. Cf. G. Fano, art. cit.; Heckel, la Périodicité évolutive des animaux et des vérjétaux, ibid., septembre 1893.

4. Accélération embryogé nique. Sur le rapport de l'embryogénie el de l'évo-

vie une certaine plasticité. Sans doute, la vertu évolutive est presque toute concentrée dans la société : c'est le troisième règne aujourd'hui qui baigne, pour ainsi dire, dans le temps; et c'est de lui que nous est venue la notion ^[Ittsloire. Mais la vie implique, et dans la forme même laisse saisir, un principe unifiant — qui émane d'elle en la pensée, qui en elle émane de l'inorganique. — Telle est donc la signification de la forme vivante : elle exprime non seulement une unité que la sensibilité relie, tout en l'isolant, à la réalité totale ', mais,

liiUon, voir les ouvrages de Perrier : les Colonies animales, la Phil. zool. avant Darwin, le Transformisme. — II faut remarquer que le temps \on& ou a joué dans le monde inorganique un rôle gênant pour la synthèse chimique. En admettant (jue le chimiste pût créer du protoplasma, une goutte de vie, il semble qu'il n'arriverait guère à réaliser telle forme, efTet du temps. Mais le chimiste qui réalise des corps composés, le feldspath par exemple, en combinant le potassium, l'aluminium, le silicium et l'oxygène, ne peut reconstituer les roches ou les terrains qu'étudient le minéralogiste et le géologue. Voir Berthelot, la Si/ntlièse chiinique, p. S, et J. Walter, Einleilung in die Géologie als /tislorisc/ie Wissenscha/'t.

1. Sur les degrés inférieurs de la sensibilité, voir Cl. Bernard, la Sensibilité dans le règne animal et dans le règne rrgétal, dans la Science e.rpérim., pp. 218 sqq. Cf. ks travaux de J. Soury — pour qui d'ailleurs la conscience est un épiphénomène — sur la Psychologie des protozoaires {Revue phil.); Luciani, les Origines de la vie, Revue scient., 28 janvier 1893; Pfeifer, V Irritabilité chez les plantes, ibid., 9 décembre 1893.... « Un fait vraiment remarquable, c'est l'impressionnabililé grâce à laquelle les tiges volubiles des pois, des courges, des liserons, s'enroulent autour de leur tuteur. Pour déterminer cet enroulement, il suffit de la résistance d'un fil de soie dont le poids n'excède pas la cinq millième partie d'un milligramme, alors que les ellorts du vent et de l'eau s'exercent en vain sur les mêmes tiges et que le choc d'un filet de mercure capable de les écraser demeure sans action directrice sur elles. Ces tiges font donc une distinction entre l'état solide et l'état liquide de la matière.... Un spectacle des plus frappants nous est oll'ert par certaines bactéries lorstju'on leur présente des fragments de viande ou de l'extrait de viande. Aussitôt elles cessent d'errer sans but apparent, pour se ruer sur l'appât, en se heurtant les unes contre les autres, ou pour se faufiler dans les tubes capillaires amorcés à leur intention. Donnez à l'appât un degré de concentration nuisible, ajoutez de l'alcool ou de l'acide, et les bactéries rebondiront ta l'orifice des tubes, fuyant un milieu qui leur serait fatal.... Pour les bactéries et les anthérozoïdes, il suffit de la trillionième partie d'un milligramme de substance pour que l'attraction se produise.... Le monde des plantes éveille en nous par ses phénomènes vitaux je ne sais quelles impresssions semblables à celles qui ont pu conduire l'imagination des poètes et la na'ivete des peuples primitifs à prêter aux plantes des sens et même une âme.... L'irritation n'est jamais l'impulsion génératrice des réactions, celles-ci découlent des propriétés et de Vagencemenl spécifiques de l'organisme. ... » Voir toutes sortes d'analogies curieuses entre l'irritabilité des plantes et la sensibilité des animaux supérieurs. « On incline à admettre, dit J. Soury {Revue annuelle de psgch. phgsiol.. Revue gén. des sciences,

par ses modifications, celte unification qui se réalise dans le temps.

Le Mouvement. — Mais ici considérons la vie d'un autre point de vue, et attachons-nous au rapport de la forme avec la matière. — « La vie, disait déjà Cuvier, est un lourbillon plus ou moins rapide, plus ou moins compliqué, dont la direction est constante, et qui entraîne toujours des molécules do même sorte, mais où les molécules individuelles entrent et d'où elles sortent continuellement, de manière que la forme du corps vivant lui est plus essentielle que sa matière \ » « Tous les corps liquides ou gazeux portés au contact de la substance vivante et qu'elle peut dissoudre, la pénètrent, se mêlent à elle, puis, entraînés dans le tourbillon, cessent pour la plupart d'être eux-mêmes, se transforment, entrent dans des combinaisons nouvelles qui n'existaient pas en dehors de l'être, mais qui à leur tour se détruisent et passent en d'autres états, impropres ceux-là à la vie, états sous lesquels ils sont rejetés pour rentrer dans le monde inorganique, enrichi par eux d'ammoniaque et d'acide carbonique, et d'oxygène -. » Ce mouvement, que nous connaissons par « la comparaison de l'apport et du rejet, et de ceux-ci avec le terme intermédiaire, la substance vivante elle-même .-), a fait dire à Cl. Bernard que la vie est une mort

30 janvier IS'Jo), que loiile nialière serait, au moins en puissance, capable de sentir, et que, dans certaines conditions, cette sensit>ililé latente passe à l'acte. Cette obscure tendance à sentir et à se mouvoir d'après certains choix inconscients, se manifesterait dans les atomes, dans les molécules et surtout dans les plastidules, ou parties élémentaires du protoplasme. Conçu de cette façon, l'atome n'est plus cette masse solide et étendue (et pourtant indivisible par définition) que les anciens philosophes ont admise par hypothèse.... Or ce dynamisme ne serait que l'aspect subjectif du mécanisme de la Nature (Soury rappelle Glisson, Leibnitz, — on pourrait ajouter Ga?sendi).... Or ces imaginations ne sont pas des rêveries de philosophes platoniciens ou panthéistes : parmi ceux qui leur ont trouvé quelque vraisemblance, ou même davantage, les noms de Tyndall, de \V. Thomson, de Niegeli, de Zoellner d'H.TcUel, de Preyer, de Forci, de Luciani, etc., sont bien connus des physiciens et des physiologistes. » H résume ensuite l'étude des divers phénomènes de tropisme jusqu'ici connus du proloplasma amiboïde.

1. Introd. du Ri'f/ne animal, cité par Renouvier, Principes de la nature, 2" édit., t. II, p. 207.

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