‹ L'avenir de la philosophieChapitre 217 sur 265 · Pouchet, la Forme et la Vie · texte numérisé non relu

Pouchet, la Forme et la Vie

incessante'. L'édifice d'un protoplasme s'écroule perpétuellement : c'est la façon dont il s'écroule et se réédifie qui le caractérise -. — La forme exprime donc maintenant un mouvement, tel qu'avec une matière, dans une certaine mesure, quelconque — peu importe que nous mangions ceci ou cela — le corps vivant se trouve réalisé; un mouvement qui persiste indéfiniment parmi des matériaux renouvelés, mais qui, dans ce renouvellement môme des matériaux, se modifie et se complique peu à peu^

Ces matériaux, disons-nous, ne sont indéterminés que jusqu'à un certain point seulement. « Un animal ne peut faire de protoplasme; il faut qu'il le prenne tout fait à un autre animal ou aux plantes, la chimie créatrice de l'animal n'arrivant pas plus haut qu'à convertir le protoplasme mort en la matière vivante spéciale à sa vie'. » Le végétal, lui, peut élever au protoplasme vivant des substances moins complexes que le protoplasme mort : l'acide carbonique, l'eau, l'ammoniaque; mais ce sont déjà des composés, et aucune plante connue ne se contente des éléments dissociés : carbone, hydrogène, oxygène, azote, phosphore, soufre.... L'acide carbonique, composé de carbone et d'oxygène, l'eau, composé d'hydrogène et d'oxygène, l'ammoniaque, composé d'azote et d'hydrogène, sont au protoplasme de la plante ce que celui-ci est au protoplasme de l'animal. Et il faut remarquer que lorsqu'une étincelle électrique, passant dans un mélange en proportions définies d'hydrogène et d'oxygène, a

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