VioUe, Cours de Physique, t. I, p
3. Voir Wurtz, la Théorie atomique, pp. 232 sqq.; sir Tiiomson, Conf. scient., la Grandeur des atomes; Tait, op. cit.
actes. Encore une fois, tout cela peut nous surprendre : cela
n'a rien que de fini, de déterminé ou de déterminal)lc '.
Mais, nous l'avons vu, l'espace et le temps sont, en un sens, la réalité même; Tinfîni de l'espace et du temps se confond donc, à ce point de vue, avec l'infini de l'être : qu'est-ce enfin que l'Etre infini? — L'Etre infini, c'est l'hypothèse légitime de l'unité de l'être, transformée en un concept catégorique, et adultérée, en quelque sorte, par la conception absurde de l'indéfini réalisé. Le moi pose invinciblement, d'après lui, une réalité totale, un Ïout-Un; mais, d'autre part, comme les modes que revêt la réalité dans le pliénomène comportent des degrés, l'esprit, en les amplifiant par un mouvement indéfini, cherche à atteindre, par cette voie de l'imagination phénoménale, une unité fuyante. « ... 11 n'est pas vrai, répond Descartes aux objections de Gassendi % que nous concevions l'infini par la négation du fini, vu qu'au contraire toute limitation contient en soi la négation de l'infini. » Descartes n'a pas tort, au fond, puisqu'il veut dire : l'indéfini n'est pas l'unité, mais le phénomène implique l'être. Et Gassendi a raison à son point de vue : l'infini n'est que l'effort négatif pour trouver l'unité réelle dans la pluralité phénoménale. Descartes insistait : « Il n'est pas vrai aussi que « l'idée qui nous représente toutes les perfections que nous attribuons à Dieu n'a pas plus de réalité objective qu'en ont les ciioses finies ». Car vous confessez vous-même que toutes ces perfections sont amplifiées par notre esprit, afin qu'elles puissent être attribuées à Dieu; pensez-vous donc que les choses ainsi amplifiées ne soient point plus grandes que celles qui ne le sont point; et d'où nous peut venir celte faculté cVcunpUfier toutes les 'perfections créées, cesl-à-dire de concevoir quelque chose de plus grand et de plus farfait qu elles ne sont, sinon de cela seul que nous avons en nous l'idée d'une chose plus grande, à savoir de Dieu