Cousin, Frarjmenls et souvenirs, p
— Penseurs, s'écriait Fichte, — dans ces admirables Discours qu'il faudrait refaire aujourd'hui pour nous, — « vous vous égariez trop souvent à l'aveugle dans le domaine de la pensée pure, sans vous inquiéter du monde présent ni rechercher les moyens de rattacher à la réalité toutes ces élucubrations de votre esprit ; vous décriviez votre monde à vous et laissiez l'autre trop à l'écart.... Vous n'avez pas le droit d'oublier la vie à force de penser.... Si notre époque est plongée dans les ténèbres, c'est que l'on s'est habitué à faire obscur dans les livres proposés à la réflexion'. »
1. Discours à la nation allemande. XIV, m, trad. Philippe, p. 255.