‹ L'avenir de la philosophieChapitre 245 sur 265 · I. LE PROBLÈME MORAL · texte numérisé non relu

I. LE PROBLÈME MORAL

« Je demandais un jour à Fichte, raconte Mme de Staël, s'il ne pouvait pas me dire sa morale plutôt que sa métaphysique. — L'une dépend de l'autre, me répondit-il. — Et ce mot était plein de profondeur : il renferme tous les motifs de l'intérêt qu'on peut prendre à la philosophie \ » La spéculation, en effet, le retour de la pensée sur elle-même, ne tend qu'à diriger l'action : c'est avec raison que Fichte fait résolument de la philosophie entière une Ethique, comme tous ceux qui, à quelque degré, ont recueilli l'héritage de Spinoza. « Spinoza avait montré qu'il n'y a pas de morale en dehors de la vérité, et, d'autre part, que la vérité comprise est, par elle-même, sans addition extérieure, toute la morale. Les doctrines qui procèdent du spinozisme se sont constituées comme doctrines de la vie par cela seul qu'elles

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