‹ L'avenir de la philosophieChapitre 41 sur 265 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. « Ex magna liicc in inlcUecln se(|iiilnr magna propensio in volunlale. • Lettre '78, A. M. (éd. orig., cxv du t. I).

4. /Fe Méd/talion, A. M., pp. 82-83; Lettres 20 et 78, A. M. (éd. orig., ex et cxv du t. 1).

5. Discow'.'!, III" partie, éd. Rabic.r, p. 3G; cf. Principes, I, 43, et Lettre 21).

6. Princîjjes, I, 41; cf. dans les liéponses aux ///"' Objections, la 12', A. M.> p. 132-1.

ÉVOLUTION DE LA PHILOSOPHIE AU XVir SIÈCLE. 65

toutes ses réserves, de quel côté il inclinait par la force des idées'. «... Toutes les raisons qui prouvent Texistence de Dieu, et qu'il est la cause première et immuable de tous les etlcls qui ne dépendent point du libre arbitre des hommes, prouvent, ce me semble, en même façon qu'il est aussi la cause de toutes les actions qui en dépendent. Car on ne saurait démonlror qu'il existe qu'en le considérant comme un être souverainement parfait, et // ne serait jioint souverainement parfait s'il pouvait arriver quelque chose dans le monde qui ne vînt pas entièrement de lui.... Il ne saurait entrer la moindre pensée- en l'esprit d'un homme que Dieu ne veuille et n'ait voulu de toute éternité qu'elle y entrât ^ » C'est donc lui qui a mis en nous les inclinations de notre volonté ; « c'est lui aussi qui a disposé toutes les autres choses qui sont hors de nous pour faire que tels et tels objets se présentassent à nos sens à tel et tel temps, à l'occasion desquels il a su que notre libre arbitre nous déterminerait à telle et telle chose, et il l'a ainsi voulu ; mais Un a pas voulu pour cela l'tj contraindre'' » — ajoutons : extérieurement. Dieu agit du dedans en l'homme, mais il agit. Si donc la liberté est quelque part, c'est en Dieu même. Descartes, en effet, la met entière en ce dernier asile, et il le déclare solennellement. Ce n'est qu'un en Dieu de connaître et de vouloir^ : ce qu'il veut est pour toujours le bien et la vérité, car ce qu'il a voulu il ne le change jamais®. Il n'y a « aucune idée qui représente le bien ou le vrai, ce qu'il faut croire, ce qu'il faut faire ou ce qu'il faut omettre, qu'on puisse feindre avoir été l'objet de l'entendement divin avant que sa nature ait été constituée par la détermination de sa

1. Lettres 95, 100, 101, A. M. (éd. orig., viir, ix, x du t. I).

2. Il s'agit ici de la pensée en général, — action de la volonté comme perception de l'entendement.

3. Lettre 95, A. M., p. 634-2. Quand nous prions, '< c'est seulement afin que nous obtenions ce qu'il a voulu de toute éternité être obtenu par nos prières », p. 655.

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