De la contradiction », dit Lcibnitz, Monadologie
ÉVOLUTKDN DE LA PHILOSOPHIE AU XVII' SIECLE. Oi
venance, ou du meUU'ur — qui régit le irel, qui, clans le possible, détermine l'être.
Mais Leibnitz ne veut pas que, sous une autre forme, reparaisse la détestable doctrine de Spinoza, le panthéisme. Cette substance, une en ce sens que l'étendue et la pensée s'y concilient, il la rompt en une infinité de parcelles : ce sont les monades, atomes immatériels, points de substance, simples, sans commencement ni fin naturels, impénétrables, mais intérieurement actives et continuellement changeantes. En vertu du principe des indiscernables, qui dérive du principe de raison, il n'y a point deux monades semblables; et, en vertu du principe de conlinuilé, qui a la même origine, toutes les monades forment une sorte de hiérarchie sans solution dont les trois élages principaux sont : les vivants, les animaux et les hommes. Mais cette hiérarchie est toute idéale : « les monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir * ». La difficulté est donc ici de rétablir l'unité du multiple, — alors que dans le spinozisme c'était de trouver le multiple, l'individuel, dans l'unité. Leibnitz sort d'embarras par l'hypothèse de Vharmonie préétablie : il y a une « Haison » de toutes les monades entre elles, de telle nature que, par le jeu de son activité interne, chacune retlëte, mais plus ou moins confusément, l'univers, en est « un miroir vivant perpétuel ^ ».
Mais cette harmonie intérieure, prééidihWe, n'en a pas moins été établie. Leibnitz remonte donc à Dieu, Raison dernière des choses, Cause efficiente et finale. Dieu est Puissance, Con-