‹ L'avenir de la philosophieChapitre 60 sur 265 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Cf. : « Nous ne pouvons pas aller au delà de Vexpérience, et toute hypothèse qui prétend découvrir les derniers principes des qualités de la nature humaine doit tout d'abord être rejetée comme présomptueuse et chimérique.... » Ibid., p. 6.

4. Ibid., p. 5. En note, Hume cite : M. Locke, Rlylord Shaflesbury, le D' Mandeville, M. Hutchinson, le D'' Butler, etc. En citant Locke et Berkeley, il les appelle « de grands philosophes ». Il est fier pour sa patrie des progrès de la philosophie morale, pp. 5-6.

certitude et qui sera bien supérieure en utilité à toute autre connaissance accessible à l'esprit buniain'. » Le Traité de la Nature humaine a pour sous-titre : Essai pour introduire la méthode expérimentale dans les sujets moraux.

Voilà la mélhode. Voici les résultats. Hume commence par décomposer l'esprit en éléments simples - : il n'y a à l'origine que des impressions ; l'esprit prend de l'impression une copie^ laquelle subsiste après que l'impression a cessé, — c'est Vidée^. Les impressions sont donc antérieures aux idées, et cette question de priorité « est la même que celle qui a fait tant de bruit sous une autre forme, lorsqu'on a disputé s'il y a des idées innées, ou si toutes les idées sont nées de la sensation et de la réflexion^ ». Hume, à l'aide des idées, fait disparaître celte équivoque réflexion de Locke, dont on ne pouvait dire si elle était active ou passive. Dans l'esprit, les idées, plus faibles que les impressions, tantôt sont assez vives encore et retiennent l'ordre des impressions, — c'est la mémoire, — tantôt sont moins vives et diversement modifiées, — c'est Yimagination. Mais « si les idées étaient entièrement sans attache et sans lien, le hasard seul les unirait; et il serait impossible que les mêmes idées simples coïncidassent régulièrement de manière à en former de complexes (comme c'est l'ordinaire) s'il n'existait quelque lien entre elles... ^ ». Or les idées se groupent à trois points de vue différents, — la ressemblance, la contiguïté, la succession régulière : il y a une association des idées, « espèce d'attraction qui dans le monde mental se montre aussi féconde en effets extraordinaires que celle du monde naturel, et qui se présente sous des formes aussi nombreuses que variées ® » :

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