I, IV, pp
6. Ibid., pp. 23-24. iliime emploie à ce sujet un langage très flottant : il parle de « principes universels ■■, de « qualité associante », de » qualités de l'esprit », d'une « sorte de faculté magique » (pp. 20, 21, 38).
c'est elle qui règle le mouvement Je Tesprit. L'imagination est double : fantaisie, lorsqu'elle combine librement les idées ; raison, soit lorsqu'elle porte des jugements sur les idées en les comparant, — ce qui est la démonstration, la certitude, — soit lorsqu'elle cherche à porter des jugements sur les objets, — ce qui est la science, la probabilité.
Mais il y a deux sortes aussi d'impressions : celles de la sensation et celles de la réflexion. Ces dernières sont les passions, désirs, émotions qui naissent lorsque les idées de plaisir ou de peine, nées elles-mêmes de plaisirs ou de peines quelconques, — chaud ou froid, soif ou faim, — « retournent à Pâme ' ».
Ainsi peut-on résumer à peu près la psychologie de Hume : elle est très confuse pour qui l'étudié dans le Traité de la nature humaine; dans les Essais snr F entendement humain, qu'on lit davantage, Hume est plus clair en apparence — parce qu'il est plus bref et qu'il cherche moins à expliquer tout l'esprit". S'il n'a pas reconstitué d'une façon nette les diverses facultés, il a cru du moins trouver les éléments simples de la nature humaine et leur loi unique; et, à la lumière de ces connaissances, il s'est attaché à la critique de quelques idées suprêmes : espace, temps, cause, substance. Voilà où il faut le suivre maintenant.
L'espace et le temps ne sont pas des réalités, mais des catégories qui résultent de l'association par contiguïté des éléments simples et indivisibles, et qui ne nous font point dépasser nos perceptions. « Fixons notre attention hors de nous-mêmes autant que possible; que notre imagination s'élance vers les cieux ou vers les extrêmes limites de l'univers; nous ne ferons jamais réellement un pas au delà de