‹ L'avenir de la philosophieChapitre 62 sur 265 · Trai/é. pp · texte numérisé non relu

Trai/é. pp

2. Celle parlie d'anatomie morale est réduite à 10 pages sur 176, au lieu de 40 sur 359 (379 avec l'appendice) : chiirres de la traduction. — M. Pi lion (Rov. phil., oct. 189o, à propos d'une éd. anglaise (Sciby-Bigge) des Essais) reconnaît que du Traité aux Essais, si la forme s'allège, le fond devient moins syslémati(jue.

ÉVOLUTION DE LA PHILOSOPHIE AU XVIir SIÈCLE. 101 nous-mêmes et nous no pouvons concevoir aucun autre genre d'existence que ces perceptions qui ont apparu dans notre étroite enceinte. C'est VinuDers de Chnagination, et nous n'avons pas une idée qui n'y soit produite '. »

Cependant le principe de causalité semble avoir une vertu propre : « Il paraît bien que... la seule relation qui puisse être suivie plus loin que nos sens et nous révéler l'existence des objets que nous ne voyons pas et que nous ne sentons pas, c'est la causation- ». Sur ce point porte l'effort principal de Hume^ : pour qu'on n'ait plus le droit do conclure de la ressemblance dans la contiguïté à quelque chose qui lie et qui dure, qui soit l'unité de la multiplicité, il faut pousser la critique au delà des limites où Locke s'était arrêté. — La relation de cause à effet est une connexion entre phénomènes contigus et successifs, mais c'est de plus une connexion nécessaire : Tout ce qui commence cVexister^ dit-on, doit avoir une cause d'existence; d'où, telles causes particulières doivent nécessairement avoir tels effets particuliers. Or ce n'est pas d'une connaissance intime que nous tirons l'opinion de la nécessité des causes — et le principe de causalité n'est pas intuitif ; ce n'est pas non plus d'une connaissance directe des objets et de la pénétration de leurs essences, car il n'est aucun objet qui implique l'existence d'aucun autre. C'est Vexpérie7ice d'une conjonction constante entre deux phénomènes qui, par la reconnaissance, la mémoire, fait naître dans notre esprit l'idée de cause et effet : et c'est parce que nous inférons de tels phénomènes à tels autres que nous proclamons la causalité, bien loin que de la causalité dépendent les inférences particulières.

Comment donc, de celte idée de cause et elTet, passonsnous à ridée de connexion nécessaire, de causalité universelle? Est-ce par le raisonnement, d'après ce principe que le

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