‹ L'avenir de la philosophieChapitre 84 sur 265 · Profession, p · texte numérisé non relu

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psychologie un peu vague, mais très neuve : le non-moi, qui est donné avec le moi dans la sensation, est connu d'après le moi lui-même dans le sentiment — sentiment de la nature et sentiment moral. — Mais il convient, comme Ta fait Rousseau, d'insister sur la conscience morale.

L'homme se sent actif : il l'est dans ses jugements, il l'est par suite dans ses volontés. Il est libre, car il n'y a point de principe actif sans liberté : et « ce n'est pas le mot de liberté qui ne signifie rien, c'est celui de nécessité ». Celte activité libre, se déployant, en même temps qu'elle révèle l'homme à lui-même, lui fait trouver au fond de son cœur les règles de sa conduite « écrites par la nature en caractères ineffaçables ». (( Je n'ai, dit Rousseau, qu'à me consulter sur ce que je veux faire : tout ce que je sens être bien est bien, tout ce que je sens être mal est mal : le meilleur de tous les casuistes est la conscience '. » Pour formuler les lois morales, il ne faut donc pas raisonner, « mais rentrer en soi-même- ». « Nous sentons nécessairement avant de connaître *... Quelle que soit la cause de notre être, elle a pourvu à notre conservation en nous donnant des sentiments convenables à notre nature... \ » Rousseau ne se lasse pas de plonger dans l'intérieur de l'âme, au plus profond du sentiment, dans l'activité primitive et toutepuissante : « Conscience! conscience! instinct divin, immortelle et céleste voix; guide assuré d'nn être ignorant et borné, mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu! c'est toi qui fais l'excel-

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