Préface des Proh'gQmènes
4. Voir Premiers Principes mélapliijsiques de la science de la nature, trad. Andler el Chavannes, et la préface. I\ant a dépassé el a fini par répudier la conception newtonienne de la philosophie naturelle.
condamné le dogmatisme. L'âme, le monde, Dieu, — l'uiiilé du moi, du non-moi et du Tout, — sont des idées transcendantales, qui haussent pour ainsi dire la connaissance des phénomènes, mais sans l'élever jusqu'aux choses en so/, jusqu'aux noumènes : elles ont un usage indigène ou immanent, dit Kant, mais non exotique ou transcendant; il faut raisonner comme si elles répondaient à une réalité \ Notre entendement conçoit le noumène, l'absolu; mais c'est là un concept limitatif et qui rabat les prétentions de la science, — positif seulement en ce qu'il stimule ses efforts. La raison spéculative a tout ce qu'il faut pour connaître scientifiquement, elle n'a rien pour dépasser la connaissance scientifique -. — Kant lui-même a nommé son idéalisme : critique, ou formel, ou transcendantal, et l'a opposé à celui de Descartes ou de Berkeley ^ Il y a un idéalisme dogmatique pour qui tout est esprit, et il y a un idéalisme problématique pour qui rien n'existe sûrement que l'esprit. Tout, dit Kant, est connu comme pensée, mais tout n'est pas sujet ou moi; la pensée -implique un sujet et un objet — un objetqui est la matière de la pensée et un sujet qui en est la forme : cet idéalisme naît en quelque sorte au point de contact du moi et du non-moi; il fonde une métaphysique de la science, mais non point une science de la métaphysique '*. « La raison pure ne s'occupe