FUSION DE CES RELIGIONS ÏS
du corps et du double facilite l'évolution (> \h[vs sacrées sont autant de corps qu'animent (i> «hnihlt'ï:; divins. Et voilà comment les dieux humaiJï - uni sauvent des tètes d'animaux, Horus une tétir ik' rjuir^jn, Hathor une tête de vache, Thot une tête d ilils. — iUï définit ingénieusement le rapport de ces flirux rninplexesavec les dieux des morts : tantôt nu rn\u^ud ceux-ci comme identiques à ceux-là, et dau^ W^ ilii-ux des morts on salue les dieux morts ; tantôt «hi inui^-'im^ une solution différente, et l'on répartit tous h s diniK en trois séries, les dieux du ciel, les dieux des s Jt innifs, les dieux de l'autre vie^ Mais la solution, si v'yw vlulf une, était moins élégante que la première ïf nr si-nibli^ pas qu'elle ait fait fortune.
On aperçoit bien, au contraire, comment i niu^misation du monde divin se perfectionne et ,si' jirv* isi^ d'après le modèle que présente l'organisatinn iinlîEiijdr
' Sokaris, Anubis, Nephthys, Isis semblent avoir rii\ ri I nï'i^ gine, des dieux des morts. L'éclipsé relative de va'Wv ini^^^inU* de dieux à Tépoque historique est due, évidemni. rH nu\ jnngrès d'Osiris. — On trouvera dans Wiedemann \f^\^i\^{ ll^l^lî(ll:hl une liste des principaux dieux d'Egypte. Quelqur^ ii(('ii\ iljiui. gers se sont mêlés à leur troupe : de Libye vieiini ni Jlnnl {\*\ixbli à Bubastis), Neith (à Saïs), Sati et Anukit (au a r^iij»ni<'((-.i : des pays nègres, Bes et Ta-urt [celui-là semble diih r (Je lu j lumière époque thébaine ; il est très puissant à Irjujqiji' -milil [celui-ci, hippopotame femelle]; des pays sémîiiifm '>. lt;iMl jn Tanis, sous Ramsèsll], Reshpu [plus ancien pcui-0)ri^ ; \r Krsiph phénicien], Astarté [àMemphis,à l'époque plolém^iiciKt^ : rmirnir dès Ramsès II], Anta [déesse des Khétas], et penf-i'Uv Kinlr^sl}, la patronne de Kadesh. Le dieu de l'oasis Jupiter \iuim i'sl inlégyptien, mi-phénicien : on l'adore sous la formi i| uni' (lu^ris [Meltzer : Philologus, 63, 186].
df 1 l^^gypie. Les clans s'agrègent en une cité ; leurs chefs reconnaissent, dans chaque nome, Tautorité d'un ilyiKi!=Le local. Pareillement, dans chaque nome, appa- 1 îiîl un dieu local. Khnoumou est le dieu des cataractes, Anhouri le dieu de Thinis, Rà le dieu d'Onou (Héliopo- \\t^), Phtah le dieu de Memphis, Osiris le dieu de ISh'ndcs, Amon le dieu de Thèbes, etc. C'est parfois une déesse qui occupe le rang suprême : Hathor à DiMnlérah, Nit à Sais. Nekhabità El Kab. Dans d'autres localîLés, le dieu patron se divise en deux personnes juïiioUes, « toutes les deux mâles comme Anhouriî^fuMi à Thinis, l'une mâle et l'autre femelle comme ShuLi-ïafnouit à Héliopolis. Ils ne témoignaient d'ailli.ars d'aucun goût pour la solitude...; chacun se marlriit à son gré... De Phtah et de la déesse Sokhit iiai.^siiit Nefertoumou, d'Osiris et d'isis, Harpocrate i'Iloi'Lis enfant... Chaque nome se forgea un dieu en iroit:! personnes, dont les monuments les plus anciens ronflaient l'existence et qu'ils appellent le dieu, le cil ru un, le dieu unique. Mais ce dieu un n'était jamais Diea tout court... La conception de son unité... est géographique et politique au moins autant que religieuiïC... Chaque Dieu unique... n'est que le dieu unique du nome ou de la ville, noutir nouiti, et non pas le dieu unique de la nation reconnu comme tel dans le pays entier ^ » Ces triades locales sont parfois
' SÏHSpéro. Petite Histoire, 33-34; Revue de VHistoire des relitpûna* iB80, 125. — Wiedemann insiste avec force sur ce fait que h\ TL^ligion de chaque nome reste indépendante de celle des