LA THEOLOGIE D OUROUK
dépend de la régularité de ses mouvements : on fait d'elle, ou de l'esprit qui l'anime, le père, et le nii rlos dieux ; mais elle obtient presque partout une hïutraineté de convention plutôt qu'une supériorité rcrile, et le Soleil, son vassal théorique, compte plus de lidMof^ que cette pâle et froide majesté. Les uns ratl*ïiviil sous son titre courant de Samas, les autres 1 -ippellent Mardouk, Ninib, Nergal, Doumouzi, pour m? lilrr que les plus connus de ses noms... (Un mouvi^Ht^tt continu entraîne les divinités) chaldéennes ii ïiinrr peu à peu de nature et s'ensoleiller. Chacune <1 ulU^s fut d'abord un soleil complet...; elles perdiin nL uasuite ce caractère uniforme et s'en partagèi-cnt les attributs* ; » mais leur physionomie solaire persista.
Une seconde période s*ouvre avec Tépanouissît^inuiiL de la théologie d'Ourouk^ : la date en est récente, les caractères bien assurés. Les prêtres qui l'onf ei^rifstruite visent à organiser et hiérarchiser le païil!ii*oii national. A sa tête, ils placent Anou, Bel et Ea, [mis une seconde triade, Sin, Samas et Ramman (ou J:-.liLur) ; Anou, Bel et Ea sont les dieux du ciel, de la tern' el fie
* Maspero : Histoire...^ I, 646.
* Anou, le grand dieu suprême, était le dieu local d'riuiLMik — Cf. Maspéro, I, 649, sq. et Jeremias : op. laud., 133. ^i\. — La théologie d^Ourouk est antérieure au temps de Guik'u, tU' plusieurs siècles sans doute. — Anou, Bel, Ea, sonl is.^iirf du couple Ansar (le ciel), et Kisar {la terre), qui sont lesrej<^(t>{iti lii* Lahmou et Lahamou, couple produit par Apsou et Tianfc^ir {Wwn douce et l'eau salée). La terre est considérée comme unr mor>tagne pointant vers le ciel, et qui repose sur l'eau ilmirt' (<îu Tigre et de l'Euphrate).
rOcéan qui entoure le monde; ce sont les personnificati<>ns des trois parties de la nature. Mais ils semlilrnl. participer à rimmobilité des choses éternelles ; ]\i> aj^issent peu, et c'est sur les dieux de la seconde Ifiadc qu'ils se déchargent du soin de conduire les lii mîmes. La lune (Sin), le soleil (Samas), la planète Véiuis (Ishtar) jouent un rôle beaucoup plus actif dans la vie religieuse, bien qu'on trouve la preuve de leur situation subordonnée « dans la régularité implacable tvvco laquelle la lune agrandit et décroît son disque ou lé soleil monte sur l'horizon et en descend chaque jour M 5 on explique cette sujétion en faisant de Sin le lils de Bel, de Samas le fds de Sin, de Ramman le iils d'Anou. Ramman, sans doute identique à Hadad, a remplacé Ishtar à une époque inconnue; Sin a décliné en même temps qu'Ourouk, sa patrie; seul Sain as a grandi toujours, son caractère sidéral s'est accusé en même temps qu'il devenait une divinité morale'.
ff Soleil, au milieu du ciel quand tu te couches, fmis.scat les verrous du ciel éclatant te saluer en paix, et la porte des cieux te bénir !
Puisse Misharou, ton serviteur bien-aimé, guider droit
[ton chemin, pour qu'en Ebarra, le siège de ta domination, ta grandeur
[se lève, lI. i|iio A, ton épouse chprie, t'accueille joyeusement !..,
^ Cf. supra, p. 86-87. — Noter encore que la plupart des mythes lïuU>[ouicns sont des mythes solaires.