ZEUS ET APOLLON
tique, gardent encore quelque prestige, ainsi qur îrs puissances chlhoniennes, Korè et Démèter^ — Kl voici les grands dieux vainqueurs. Le dieu du vnA, Zeus, achève l'évolution qu'il a commencée pçuUrirr au temps 'OÙ les Aryens étaient encore réunis et ranq;»* les dieux sous son royal pouvoir : combien n'en a4-il pas absorbés! « Son œil ne se ferme jamais,..; il trône sur les hauteurs claires de l'Olympe... ; la m:ûson et la métairie, la ville elle-même se trouvent thms sa main... ; quiconque franchit les frontières (!•* .sa patrie implore sa protection...; c'est lui le sauvt^ui' suprême...; il unit les époux... ; il envoie le boni k tir et la richesse... ; il châtie tous les crimes ^ » Ilresi=^tniiblera de plus en plus au Dieu Unique. liera, schi épouse, refoule ses rivales et devient le symbolt^ du bonheur conjugal : peut-être cache-t-elle une ancicniu^ déesse'de la pluie et des campagnes. L'origine (PA paillon était aussi humble : sa destinée fut plus magn[lit|iii' encore. Ancien protecteur des pâtres de Lac(ïnîr ri d'Arcadie, il grandit au point de rivaliser avecZciis : il supplante à Delphes le dieu local, le serpent PylÎHni \ il absorbe à Délos un dieu solaire ; dès lors il apjKinn'l, comme le grand devin et le grand guérisseur. AMh'*(ir n*a pas une physionomie moins grecque qu'Aputlun ou Zeus : « elle s'unit de préférence aux divînJlrs
* Grupp. Op. laud., 394 et 420; d40l-1407 ; 1181-H93 : 1iri:U
* Chantepie. Op. laud., o22 ; — Gruppe. HOC : 1223 ; 1193 : ! ^r,:j,
i22 LES RELIGIONS ARYENNES
poliades et préside à la vie intérieure des cités. Artemis, Hermès, Poséidon, sont environnés aussi d'un grand prestige. Dionysos et Ares, qui viennent de Thrace, Aphrodite qui arrive du monde sémitique, leur font bientôt concurrence. — Le culte des héros et des demi-dieux apparaît enfin au ix® et au viii® siècle : il y faut voir, soit d'anciens dieux déchus S soit des personnages fameux divinisés ^.
Tous ces dieux sont pourvus de mythes et de cultes^. Les mythes visent à expliquer le culte : l'origine première du culte est antérieure au mythe. Le culte est, essentiellement, une chose d'état : la cité paye les cérémonies, la cité punit les atteintes au tspcîv, la cité est une communauté de culte * : elle prescrit certains rites. Ces rites sont célébrés dans les sanctuaires '^, où l'on conserve, avec Tautel, les offrandes, les statues, les reliques, les objets nécessaires à la liturgie. Ils sont célébrés par des prêtres : aucun d'eux ne doit veiller sur les Ames ni enseigner la religion ; accomplir les tspdf est leur seul devoir comme c'est leur droit exclu; sif. Les sacrifices^ s'accompagnent de libations et
* Agamcmnon, Dîomède, peut-être Héraklès.
* Ar»modius et Aristogiton,
^ C'est de ce côté que Gruppe a justement porté son effort. Cf. aussi S. Reinach : CulleSy Mythes et Religions, Il (1906), passim.
* Fustel de Coulanges. La Cité antique, 17« éd., 1900.
^ Bois sacrés (à'Xaoç), enceintes sacrées (TSjJievoç), ou temples (vao;) : l'accès en est interdit.
** Indépendamment des sacrifices, les prêtres soignent l'image