‹ L'avenir du christianisme: Le passé chrétien; vie et penséeChapitre 57 sur 102 · ISRAËL EN EGYPTE {M · texte numérisé non relu

ISRAËL EN EGYPTE {M

réorganisation des cités détruites pendant les ^m rres de la délivrance (a) restreint l'étendue du territoire Kiir lequel (il) peut paître ses troupeaux. Rarnsc-s H (lo; (traite) en (serf) du fisc... (institue) des prévAls de corvées afin de dompter le peuple en le surcliarn<^;inL et le peuple bâtit des arsenaux à Pharaon, i^nvftir Pithom etRamsès. Mais plus on ropprim(e), plus il se multipli(e), et il se propag(e) en toute aboïKlaiiro -, c'est pourquoi on avait peur des enfants «1 Isr.ir*!, Les malheureux n'attend(e)nt qu'une occasion [lour ^(^ dérober à la cruauté de leurs persécutears * . >y

Un jour, le Pharaon ordonne de tueries enfants niillos qui viendront à naître parmi ses captifs. Une fcniiiH^ de la tribu de Lévi ose désobéir; mais prise de pour, ello abandonne son fils sur le Nil dans un berceau d'osier, h l'endroit où a coutume de se baigner la fille du souverain. La princesse sauve l'enfant, l'adopte, J'jrj^prllr Moïse, le sauve des eaux, et l'instruit dans Iniilo la science de T'Egypte. A quarante ans. Moïse hir un contre-maître indigène qui brutalise un Hébreu ; il ne sauve chez les Madianites dont le prêtre Ji^'lJun lui donne en mariage une de ses filles; après qunruulr années d'exil. Dieu lui apparaît dans un buiss-ni ;(i'dent et lui ordonne d'aller délivrer son peuple \ Moïse et son frère Ahron viennent donc à la cour du vni ; ils obtiennent l'autorisation de sacrifier au désert d Af;ibie après avoir déchaîné dix fléaux sur la vallée i^ el

' Maspéro : Histoire, II, 442,— {Exode %, 1-12.)

frappé les premiers nés de la nation. Les émigrants part(e)ntdeRamsès, poursuivis par un corpsde troupes ; la mer Rouge s'ouvre pour les laisser passer à pied sec, puis se refermant, elle engloutit les Égyptiens sans qu'un seul d'entre eux surnage. Alors Moïse et les siens < iitonn(e)ntcecantique àlahvéet dis(e)nt : «Ma force et mon chant, c'est lahvé, — et il a été mon sauveur ^.. »

* Maspéro, II, 443. Sur Moïse en général, cf. Maspéro : Histoire^ II, 440 et les ouvrages généraux indiqués plus haut, et les iiilidesdes encyclopédies Hastings, Gheyne, Vigouroux. Vacant, llauck,— Cf. Garpenter et Hartford-Battersby : The Hexaleuch, Lundon, 1900 ; Wellhausen : Die Composition des H.; Holzinger : Einleilung in den Hexateuch. Friburg. 4893; Westphal : Les sources du Pentateuque. Paris, 1880-1892:; Lagrange: Les sources du Penlateuque [Revue Biblique, 1898, 44] ; de Hugel : La méthode historique en son application à l'étude des documents de l^Hexateuque. Fribourg en Suisse 1898; Loisy : Opinions catholiques hitr Vongine du Pentateuque. [Revue du Clergé français, 15 février 1899J ; Kley: Die Penlateuchf rage. Munster, 1903; Mangenot : LfiuUienticité mosaïque du Pentateuque, 1907 ; Steuernagel AUijpmeineEinleitung in den Hexateùch [Handkom. de Nowack].

%\itVExode,cî. les commentaires et les travaux de Ryssel, 1897, CJ6eMtsch 1900, Holzinger 1900.

Sur le Lévitique, cf. Uyssel 1897, Bertholet 1901, Driver et White, itaciUsch 1900.

Sur les Nombres, cf. Strack, Baentsch, Holzinger, Gray, 1903; l'idtTSon, 1900.

Sur le Deutéronome, cf. CEtli, Steuernagel, Bertholet 1899, Driver, Hummelauer 1901.

L'origine littéraire de la Genèse, de V Exode, du Lévitique, des Nombres, du Deutéronome, (et de Josué) provoque d'ardentes I i^nlBO verses. On les résumera ici en quelques mots.

La quasi-unanimité des savants non catholiques juge quel'Hexaiinique est né après Moïse et dérive de la combinaison de quatre livrt^s : V histoire lahviste (J), V Histoire Elohiste (E), le DeutérO' iutme (D), le CodeSace7^dotal(V*). L'origine postmosaïque des textes

* Priestercodex.

LE PKNTATEUQUE 187

L'Egypte, attaquée par les peuples de la mer et bouleest prouvée parce que Amos et Ilosée, Isaïe, Michée, Nahum ne citent jamais cette Loi dont ils sont les défenseurs ; et parce que les diverses lois contenues dans le Pentateuque se contredisent et témoignent d'un développement législatif très apparent. Voici deux exemples du fait :

JE Ex. 22, 31. Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs ; vous la jetterez aux chiens.

D Z>eu^. 14, 21. Vous ne mangerez d'aucune bote morte ; tu la donneras à l'étranger qui est dans tes portes aGn qu'il la mange, ou tu la vendras à un étranger ; car tu es un peuple saint pour l'Eternel ton Dieu.

Zey.,17, 15-16. Toute personne, indigène ou étrangère, qui mangera d'une bète morte ou déchirée, lavera ses vêtements et se lavera dans l'eau ; et elle sera impure jusqu'au soir; puis elle sera pure. Si elle ne lave pas ses vêtements et ne lave pas son corps, elle portera la peine de sa faute [Gautier, I, 107J.

L'unité de sanctuaire est tantôt inconnue [Exode, 20, 24], ianiùt pTèchéG[Deu t. passim], tantôt supposée [Lévilique passim].

Il est très intéressant de noter que, à mesure que les documents paraissent, on constate de curieuses affinités entre eux et les écrits prophétiques qui sont précisément datés : cf. Deuté* ronome et Jérémie, Loi de Sainlelé et Ezéchiel.

La pluralité des documents est dénoncée par les doubles récits [alliance entre Dieu et Abraham : JE. Gen.y 15; P. Gen., 17; — aventures de Sara : J. Gen., 12. 6-20 ; E. Gen., 20, 1-17 ; — Agar : J. Gen., 16. 4-14 ; E. Gen. 21. 18-21 ; — Abimélech : E. Gen., 21. 22-32; J. Gen., 26. 26-33 ; — vocation de Moïse : JE. Exod., 3, 2-14 ; P. Exod.y 6. 2-13 ; etc.J et par des différences de vocabulaire très nettes.

Le document lahviste, J, est le plus souvent daté du ix« siècle (vers 850) : c'est une histoire de l'humanité primitive, des patriarches et de Moïse ; peut-être môme dépassait-elle le temps de ce dernier. Elle reflète la doctrine des Prophètes. L'auteur inconnu expose d'une façon dramatique, merveilleusement vivante, les péripéties de l'histoire sacrée : par des interventions continues, Dieu s'oppose aux progrès du mal. Cet anonyme écrivait peut-être dans le royaume de Juda. Il utilisait des sources écrites [le chant de Lamech : Gen., 4. 23-24; la bénédic-

versée par les révoltes des seigneurs, ne tente, en

lion de Jacob: Gen., 49: le petit livre de l'alliance. Exode, 34. 11-26]. [t>T)e de J. Exode, 5; Genèse, 3 et 4].

Le document Elohiste, E, est rapporté en général au viii« siècle, parfois môme au ix« [Dillmann] ou au x« siècle [Schrader ; Driver (?)]. L'auteur reflète curieusement l'enseignement des Prophètes : mais il ne rappelle en rien la manière si vivante du lalivistc. 11 écrit dans le royaume d'Israël. 11 ouvre son récit par l'histoire des patriarches. Il utilise des sources écrites [le livre des guerres de lahvé : Num. 21, 14-15; le livre du juste : Josué, 10, 42-13; la défaite d'Abimélech : Exode, 17,14; le Décalogue : Exode, 20, 1-17; le Livre de l'Alliance : Exode, 20, 22 — 23, 83]. [type de E : Exode 18, 21-23].

Le Deuiéronome, D, est le livre découvert en 621 ou 619, sous Josias, et rédigé peut-être en ce moment même [du moins Deut. 12-26], peut-être auparavant, au temps d'Ezéchias ou de Manassé : il offre des points de contact très particuliers avec les écrits de Jérémie. C'est un code populaire, qui vise à établir l'unité de sanctuaire et prêche avec éloquence l'amour de la pureté, de la justice et de la charité.

Le Code Sacei^dolalt P, présente des points de contact très particuliers avec Ezéchiel, auquel il est sans doute postérieur : il date du milieu du vi« siècle. Il comprend la « loi de Sainteté » [Lévit. 17 26], qui en est le centre. C'est un code ecclésiastique sous l'apparence d'une histoire d'Israël : l'auteur veut établir « une église juridiquement organisée...; il s'adresse à l'Israélite dont l'existence entière, les paroles et les actes doivent être réglés en vue du culte et de la pureté, même extérieure ». 11 .veut montrer que l'organisation de l'Eglise d'Israël est la fin de la création : l'histoire du monde est partagée en générations (loledoth), celle du ciel et de la terre, celle d'Adam, celle de Noe, celle d'Abraham, etc. La première est distribuée en sept jours, montre que l'homme est le roi de la création, que le sabbat doit être un jour de repos et de prière j au milieu du chaos humide [Tchom, TiamatJ et de l'obscurité. Dieu crée la lumière, puis le ciel, puis la terre, puis les astres, puis les animaux, puis l'homme « à son image..., pour qu'il domine ». [Genèse. 1. 26]. [Mangenot, 138-139] [type de P : Genèse 1 ; Lévitique 1-27.]

On a réuni J à E au cours du vu» siècle, JE à D au début du vp siècle, JED à P au cours du v« siècle : et c'est le Pentateuque actuel qui a été promulgué par Esdras.

Un groupe important de savants catholiques — dont on peut

LE t>ENTATEtJQtÈ l89

effet, aucun effort pour reprendre ses anciens esclaves.

voir l'organe dans la Revue Biblique — admet rhypollu-^i' dtji:umentaire, qu'on vient d'exposer, avec trois modifications gmves: 1. J est postérieur à E; « l'antériorité de l'Elohiste est une dç& bases les plus solides de la critique documentaire et hiiitont|ui? w [Lagrange: R. B, 1899. viii, 626]; 2. Le Décalogue ^\W iode de l* Alliance sont attribués à Moïse lui-môme [Lagrange : lu Mélhùdç historique 117] ; 3. il y a dans le Pentateuque des élènicislsunlcrieurs à Moïse.

Un autre groupe de savants catholiques reconnall ifue nus recensions actuelles ne remontent pas à Moïse; maty il t'Hlt-nd « donner à Moïse le rôle effectif principal » [Mangenot. :il2] lUins la rédaction du Pentateuque. Ces savants datent dit (emp.v de Moïse ou de Josué un écrit fondamental, plus étendu qffe le Décalogue et le Code de l'Alliance, qui puiserait à des sourtus antérieures, et aurait été rédigé par divers écrivains soiia les yeux de Moïse ou de Josué. Nos recensions seraieni, giuiiH à la substance, 'identiques à cet écrit fondamental : elles en dilTéreraient, quant à la forme, par des compléments, dei? remaniements, des altérations. C'est peut-être le document El^ykisle qui est considéré comme Vécrit fondamental.

L'un de ces savants, par exemple [J.-B. de Glatigny : Ja^h t.'o?^imencements du canon de l'ancien Testament, ^ome, 1Q0Ij|, pi^nso que Moïse a écrit: 1. Le Livre de l'Alliance du Sinaî; nous n'en avons que des fragments (Exode^ 12, 1-31, 18; Levitlffue, p(isstmj; 2. Le Livre de la Nouvelle Alliance du Moab; mus rvtu] avons que des fragments [Deutéronome. 5-26; Nombres S7-30, 15, 18, 19.,.]; 3. Un journal historique. Quant aux versions actuelles du Pentateuque, elles datent de l'exil [vi« sÎCh lo].

Us s'appuient tous, principalement, sur les textes du lU ni ii le iif [ue qui attestent l'activité littéraire de Moïse: 1. Exode^ 17, \\ \V*]: « L'Eternel dit à Moïse : Ecris cela comme mémorial ckijis le livre » ; — 2. Ex. 24. 4 [E] : « Moïse écrivit toutes Irs pîirrhles de l'Eternel » (Gode de l'Alliance); — 3. Ex., 34. :27 iïî jJ[ ; « L'Etemel dit à Moïse : Écris ces paroles, car c'est Kur la basa de ces paroles que j'ai traité alliance avec toi et avtîc Uratl. Et il fut là avec l'Éternel 40 jours et 40 nuits ; il ne man^^^a [las de pain et il ne but pas d'eau ; et il écrivit sur les tables V^^ p*^ rôles de l'alliance, les dix paroles (petit Gode de l'AlUimct^) ; — 4. Nombres, 33, 2 [PJ. « Moïse écrivit leurs marches de sinlion en station d'après l'ordre de l'Eternel (stations d'Israël d^ns &t\ marche à travers le désert) ; — 5. Deutéronome, 31. 'J (« Moïse

190 LÀ RELIGION iUlVË

Ils s'acheminent tranquillement vers le désert *■ et campent longtemps au pied de la lière montagne qui, seule (Iiins la plaine immense étendue entre les massifs de r Arménie et les plateaux de l'Ethiopie, dresse ses

ùcrîvH cette loi » ; il ordonne de la lire au peuple tous les sept m\à. 10-13 ; ayant achevé d'écrire « les paroles de cette loi dans un livre », il le fait déposer par les lévites à côté de l'arche d'iiliiance, 24-26; le Deutéronome se donne « comme une législa- [Um spéciale faite par Moïse au pays de Moab. 4, 1-8; 44-49 ; 5; 12. Le roi, au début de son règne, devait recevoir « un exempl^iii'tî de cette loi-ci », 17, 18-19... [Mangenot. 211-2121 » Cf. riuortî 31. 12; 27. 1-8; 28. 58-61. « Tous ces textes convienne nL.. au Deutéronome dans un état qui englobait non seulement les discours parénétiques, 5-11, et le code de loi 12-26, \j\iûs encore l'introduction historique 4. 1-49 et la péroraison 27 30. Les témoignages du c. 31 et du c. 32, 46-47 l'affirment t'xpressément » [Mangenot, 212: Vigouroux : Manuel biblique, I. 31 il ; Hoberg : Moses und der Penlateuck. 40] ; — 6. Deut., 31, 19. \}\vu donne l'ordre à Moïse de composer un cantique, qui est SIML32, 1-43 (D), soit 33 (E).

t\s s'appuient encore sur la tradition d'Israël et de l'Église tiflirmant in globo la mosaïcité du Pentateuque. — Ils font valoir untin que l'auteur du Pentateuque était très au courant des choses (jM^^y [)te et ne connaissait pas l'établissement d'Israël en Canaan ; L^l qne sa langue a une saveur antique.

' Cf. supra^ p. 22-23. — L'exode semble dater du règne de Miné- (ïhkih [xix«dynastie, vers 1250] qui vainquit à Pirioules peuples de Iw mer. Une stèle découverte par Pétrie en 1896 sur l'emplacement di^ FAmenophium de Thèbes chante le triomphe du Pharaon : n Nul ne hausse la tête parmi les Nomades depuis que les Lihy{?ns sont écrasés : Khàti est en paix, Canaan est prisonnier en lout ce qu'il a de mauvais... Israïlou est rasé et n'a plu^ de graine, » [Maspéro, II, 436 ; Revue Biblique, 1899, 267; 1900, 578; fc^pii'gelbprg : Der Aufenthall Israels in JEgypten... 2» éd. Strashoiijg. 1904]. Les ruines de Pithom [Exode^l, 11] ont été découverlus; par Naville. Je rappelle que la Palestine était province f'gyptienne au temps de la xviii» dynastie ; et que, au temps de lèi \[xs elle ne subissait plus qu'indirectement l'influence politMiue des Pharaons.

ottiGiNÊ DE LA Nation Israélite i9i

Crèt(^s ail delà de 2.800 mètres. Le même Dieu qui a protégé leur fuite protège aujourd'hui leur marche ; il leur donne à la fois la nourriture et la victoire. C'est alors que, trois mois après la fuite, lahvé appelle Moïse du haut du Sinaï en disant : « Tu parleras ainsi à la maison de Jacob et tu diras aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte et comment je vous ai portés sur des ailes d*aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous serez mon peuple particulier parmi tous les peuples, car toute la terre est à moi; mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte. Telles sont les paroles que tu diras aux enfants d'Israël... Le peuple entier répondit : Nous ferons tout ce qu*a dit lahvé ^ » Puis Israël reprend sa marche vers Canaan, que lahvé a donné autrefois à Abraham. Moïse négocie avec les Edomites qui refusent passage, est battu par les rois d'Arad et de Selat lorsqu'il tente de s'ouvrir une route par la force, erre de longues années dans le désert, meurt même sans en être sorti, sur le mont Nebo : les péchés d'Israël qui abandonne souvent lahvé pour les faux dieux lui ont valu ce châtiment. Mais, grâce h lui, les tribus

* Genèse t 19, 3-8. — Cf. Giesebrecht : Die Geschichtlichkeit des Sinaibundes, 1901. « Les itinéraires du peuple hébreu à travers le désert ne renferment qu'un très petit nombre de noms fictifs... » [Maspéro, II, 445, note 1]. La principale station des Juifs dans le désert semble avoir été la fertile oasis de Kadesh-Barnéa [Aïn-Gadis], vers les confins de l'Idumée [Maspéro, II, 4i7] [Lagrarige '^Méthode historique, 178].

i92 LA RELIGION JUIVE

qui se réclamaient d'Abraham sont unies et confondues L'K un môme peuple : la nation Israélite est fondée ; elk^ s'appuie sur le choix que lahvé a fait d'elle pour Htk!. son peuple ,

Si le détail de cette histoire est enveloppé d'incerti- Ludi^, les grandes lignes en paraissent assez assurées. Parc'illement, on discerne assez bien les principaux traits de l'œuvre législative et sociale du prophète.

Moïse restaure les vieilles coutumes de l'époque patriarcale ; le séjour en Egypte en a énervé la vigueur. Et r'cst ce droit tout imprégné d'idées babyloniennes 411 il formule dans le Code de l'Alliance^. Le Code de

' Ejode, 21-23. Rien n'empêche, dit Lagiange [Mélh. hisl., 177] ûv rapporter ce texte à Moïse : les Israélites n'étaient plus à ce lîrorrient de purs nomades : à Gadès ils se sont adonnés à la nilhiro; la situation subordonnée de la femme, telle qu'elle ressorl des textes, nous empêche de croire qu'ils datent du temps il'Ai. haz, alors qu'Isaïe reprochait aux élégantes « les boucles, les mi'daillons et les croissants, les pendants d'oreilles, les brat'L'lcts et les voiles, les diadèmes, les chaînettes des pieds et les i^pliUiires, les bottes de senteurs... » [3, 18.]

Voiri un résumé de ce Gode :

L t^Éiclave hébreu sera affranchi la septième année par son niaitre. — L'homme qui s'achète une femme peut, si elle lui déj liait, la revendre au père, ou la destiner à son fils : s'il donne ii colui-ci une autre femme, il ne retranchera rien de ce qu'il dormuit à la première; sinon, celle-ci retournera librement chez son père, sans rien payer. — On tuera l'homicide, le voleur, VAhn qui frappe ou maudit ses parents. —Qui blesse un homme, \c boifçnera et le dédommagera de son chômage; s'il le tue, le iiiuri sera vengé. — Si un homme frappe une femme enceinte et lu fait accoucher avant terme, il paiera une amende ; « s'il y a în rident, tu donneras vie pour vie, œil pour œil... » — Qui fait ]k'i<ire un œil ou une dent à son serviteur doit l'affranchir. — \a\ fïiemière fois qu'un bœuf attaque, s'il tue, il est lapidé, son mi.n[rc est indemnisé : le maître est tué «si c'est depuis longtemps

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