‹ L'avenir du christianisme: Le passé chrétien; vie et penséeChapitre 68 sur 102 · ELIE · texte numérisé non relu

ELIE

(lu nord ; au x*' siècle déjà, Azarias et Ilanani ont invoqué la môme tradition et combatlu 1 idolâtrie dans le royaume du sud. « Elie est le prophète du désert : pareil à l'éclair, il se montre, disparaît, frappe lu |mya au nom de lahvé; pour lui, royauté, cour, puissance politique, richesse, intérêts et honneur de Télat sruiL chose sans importance; il n'a qu'une pensée : (llionneur de lahvé), qinath fahvé. Lorsque, poursuivi \k\v Jézabel, il cherche le salut près de lahvé, il ne va le chercher ni dans le Temple de Jérusalem, ni dans un des nombreux sanctuaires du nord d'Israël, mai.s dauiî le désert, sur l'IIoreb (Sinaï), la traditionnelle niutitagne sainte. Il remonte aux origines de rhi.stuire d'Israël ^ » Le jour où, sur le Garmel, il confond |)ar un miracle les prophètes de Baal et d'Astarté, il muiUre par un fait combien la puissance de lahvé l'empinie sur celle des Astarté et des Baal. Et c'est la justice ifii il fait resplendir lorsqu'il prend contre Achab la défVtise de Naboth : le roi veut prendre le champ du pnuvro. Pour Elisée comme pour Elie, « l'exclu si vi;^ nu.'

* Yalclon [Manuel de Gharitepie, ili^J. Cf. I. Roh-, 18, 19. Ju, 21]. (Seul, Elie peut faire descendre la foudre du ciel qui riinsume les victimes: il a défié tous les prophètes de Baal). — ( iHs^v naire du beau pays de (iiléad, au nord-est du Jourdain» i'i'bt \û sans doute qu'il a puisé son amour de la solitude et lu rudi'Srit; de ses mœurs : il suj)porte des jeCines de quarante jours, — Au début Achal) ne veut pas abandonner lahvé; mais Jéz;ilii4 Yvntralne i)eu ù peu à la i)ersé('ulion du lahvéisme [ï. Rois, 16, 18 1 ; persécution très dangereuse en raison du grand presllgr dr ki civilisation phénicienne. — On attribuait à Elie \v, don ijr firiiichir l'espace cl de ressusciter les morts [I. Uois, 17 et 18s ri|

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absolu est la marque du lahvisme » ; mais la méthode de celui-là est plus souple. Il négocie avec la cour, il accompagne le roi dans ses campagnes contre les Moabites et les Syriens ; il tente tous les moyens de le ramener ; et, quand il a constaté la vanité de ses efforts, il appuie résolument la révolution qui arrache le trône de Samarie aux Omrides; de ses propres mains, il sacre Jéhu^

Le culte de Baal est détruit dans le royaume du nord ; mais c'est le culte du veau d'or qui prend sa place! L'ami de Jéhu et d'Elisée, Jonadab, tous les croyants qu'exaspère comme lui ce paganisme déguisé, font alors sécession et raniment la petite église des Rékhabites : pour retrouver le pur lahvéisme, ils reviennent à la vie nomade !

Amos et Hosée ne veulent pas connaître leur.désespoir et travaillent infatigablement à restaurer la tradition mosaïque. Amos est un berger né dans le royaume du sud 2 ; mais lahvé Ta « pris derrière le troupeau et

* Vers 842.

* Amos [~ fardeau en hébreu] vivait au temps de Jéroboam II, vers 760-750. 11 nous dit lui-môme qu'il n'est ni prophète, ni fils de prophète. De l'aveu de tous, le Uvre qui porte son nom a été écrit par lui-même. La première partie (1-2) contient l'aHnonce du jugement de lahvé contre Damas, Gaza, Tyr, Ëdofn, Ajnmon, Moab, Juda (?) et Israël ; la seconde partie est consacrée au seul Israël, dont elle flétrit les désordres ; la troisième partie rapporte non plus des discours, mais des visions qui présagent la vengeance de lahvé et la ruine d'Israël. Au contraire de ce que dit saint Jérôme (imperilus senno), le langage d'Amos « se distingue par son élégance et par sa pureté. Amos dit avec netteté et avec force ce qu'il se propose de dire ; il ne

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