AMOS
lahvé (lui) a dit : Va, prophétise à mon peuple d'Israël ». Amos a quitté sa patrie ; il s'est présenté à la cour de Samarie et le prêtre Amasias l'a dénoncé à Jéroboam II. C'est que le berger de Tékoa moiitrc en lahvé le Dieu de la justice : il reproche à UraH ses transgressions, son formalisme, son luxe, sa dureté impitoyable pour les humbles : commu Elic défendait Naboth, Amos est le défenseur des pauvi^cs,
lahvé rugira de Sion ; de Jérusalem il fera entendre sa voix ; les pâturages des bergers seront en deuil et le sommet du Gamnel sera desséché. [1, 2.J
Et voici les raisons de la colère de lahvé :
à cause des trois crimes d'Israël [nrrèl]
et à cause de quatre, — je ne révoquerai potril util Parce qu'ils vendent le juste à prix d'argent et l'indigent à cause d'une paire de sandales : parce qu'ils n'aspirent qu'à voir la poussière fl^ i.* sur la tète des misérables Ltt^ï'i**"]
et qu'ils font fléchir la voix des petits... [2, 6-7.] Ecoutez ceci, vous qui engloutissez le pauvre et faites périr les humbles du pays; [passùe^J
vous qui dites : Quand la nouvelle lune sera4-clle
le fait point d'une façon sèche et prosaïque ; son style est coloré ; les images et les figures qu'il emploie donnent du relief à sl*s paroles... Son livre... dénote... une culture étendue et ViJinôe, surprenante à coup sur chez un campagnard judtrn du vin» siècle avant Jésus-Christ [Gautier, I, 596] ». — On n suspecté rinauthenticité de 9, 8t>-15 ; 2, 4-5; 4, 13 ; 5, 8-9 ; 9, 3-0, Le second passage [2, 4-5] peut, en effet, avoir été ajoutû t Ik seulement Juda est nommé.
afin que nous puissions vendre du froment?
et le sabbat, pour que nous ouvrions nos magasins à en diminuant l'épha, en grossissant le sicle, [l)lc?] ■ et en faussant la balance pour tromper, et que nous achetions pour de l'argent les misérables et les pauvres à cause d'une paire de sandales et nous vendrons la criblure du froment ? [8, 4-6.] Vous qui éloignez le jour du malheur et qui faites approcher le règne de la violence ! Ils sont couchés sur des lits d'ivoire et s'étendent sur leurs divans.
Ils mangent les agneaux du troupeau et les veaux engraissés dans l'étable.
Ils folâtrent au son de la harpe ; comme David, ils ont invent^des instruments de mu- Ils boivent le vin dans de larges coupes, [sique.] ils se parfument avec les huiles les plus exquises, et ils ne sont pas malades de la plaie de Joseph ! [6, 3-6.]
Et tel est leur aveuglement qu'ils attendent impatiemment « le jour de lalivé », comme si ce jour-là devait amener leur triomphe et la ruine de leurs ennemis !
Hélas ! vous qui désirez le jour de lahvé,
que sera pour vous le jour de lahvé?
il sera ténèbres et non lumière. [vaut le lion,]
Il en sera devons comme d'un homme qui s'enfuit de-
et l'ours vient à sa rencontre. [5, 18-19.]*
' C'est le plus ancien texte conservé qui mentionne le « jour de lahvé », c'est-à-dire, pense le peuple, la bataillé où lahvé écrasera les autres dieux et délivrera Israël de l'oppression. Dans celte foi et cette espérance populaires, Amos introduit l'idée morale : la restauration sera précédée d'un jugement (étendu, du reste, au monde entier), par lequel les pécheurs seront cluV