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2 Cf. les parties narratives de Jérémie, dues sans doute à Baruch [Jérémie, 26-29, 36-43]. — Le livre, détruit par ordre du roi, fut récrit par Baruch. Baruch fut emprisonné comme Jérémie.
^ Personnellement Sédécias est sympathique à Jérémie : il le consulte fréquemment [21, 1-10, 37; 38, 14-28], mais il n'a pas la force d'être maître; il redoute son entourage [37, 24-2G|.
S70 LA RELIGION JÇIVE
colui qui csL [Ufuv Pépéc» à l'épét; 1
celui tjùj est |)uur la lamine^ à hi famine 1 ,
et celui qui est pour lucîiptivitu^ à la captivité 1 w [15, l-2.j
Sache donc et vois t'ombiea U est mauvais et amer
d'avoif abandonne lahvé ton Dîcu
et dt* n'avoir de moi aucune; t'raintc,
dit le Seigneur lahvé des armées. [2, 19^]
Quel est donc, aujourdivuî, le devoir d'Israi^l^ — outlu moins, puisque, malgré les oracles ilcs faux prophètes, la nation sainte est morte, — quel est le devoir de ceux de ses enfants qui survivent^ en Taleslinc autour des ruines (ïu Temple, eu lïgypte parmi les idolâtres, en Chaldécdans les fers ? — Suivez la volonté de lahvé, pratiquez la jusliee, la pureté, la charité: que chacun fasse, quant à soi, ce qu aurait ûù faire la nation élue ! A partir de ce jour, la religion de lahvé cesse d'être uuie à la ualiou juive: elle se réfugie toute, elle doit se réfugier dans les consciences individuelles. Voila la croyance que prêche .lérémie^, voilà son apport personnel h la doctrine prophétique.
* Gce re proches et ers nialêdu'iiuiis siuii v\\uta dîins Iniil le livre,— Cf. t=Eirioiitl. 14; Z. U ; 4, ^-31: 5, H ; 6 ; S> i-J3 ; 15, 16 ; 20 ; 25. — Hm Vu\oWv\i^ d'UiViel, l'f. 1. 14 : 2, 8, SU, ±1 : 3. ^-à : 7, ih {^,6\ : 9. 14 : 18, 1:^ : 19, 4, :i. U passa^^e (juc jiû l'.itù est peul-iHrc ctmtempomiii du ti mpjî do Joakiin.
* Le Henlimeut individuaiîslc upi^aïuît déjfi dîu^s le fk'ttiëroiiittne : voir la (léi-lamtion sî iielk\ 24. lij : n los p{*iL\^ ne aeroiU pas mis il mui1 poiu' les eiifanls, ni h^s en I nuls pour les pères ; chacun seia mis k mort pour son péch6 i* ; voir aussi (p, 260-261;, \vs nouveaux devoirs de bonté el de charilé qiw commande hilivi'. Une reK^ioEi qui met rat-reul stir I amour lunnu^ neee.^sitûrenvent ii riuilividEuUisme ; Tampup est caseuljellement un
l'individualisme religieux 271
Des jours viennent, dit lahvé...
En ces jours-là on ne dira plus :
« Tes pères ont mangé des raisins verts,
Et les dents des enfants en sont agacées, jj
Mais chacun mourra pour ses propres ini^jutté;^;
Tout homme qui mangera des raisins verLs,
Ses dents en seront agacées. [31, 27-30.]
La vie morale et religieuse de l'individu est désormais indépendante de celle de la nation ■ la religion cesse d'être une fonction sociale ; elle devient une alliance entre Dieu et l'àme. Et du coup s'avive dans les cœurs le sentiment de la responsabilité individuelle; du coup, jaillit de ces cœurs troubles la prière intime qui converse avec Dieu.
Tu le sais, lahvé ! Souviens-toi de moi, Visite-moi et venge-moi de mes persécuteur;^ ; Prends soin de moi; ne retarde pas ton courroux ; Sache que c'est pour toi que je porte l'opprohn^ : [réci*; Dès que tu m'as communiqué tes paroles, je les aï dévo- Elles sont devenues la joie et l'allégresse de mon cœur.-. Je ne me suis point assis dans l'assemblée des rieurâj
seiitiuient personnel. Malgré tout, le Deuléronome relève citrari* de ridée nationale religieuse; l'individualisme d(^ l.i lïîék- (^ui déjà s'y fait jour est uni à l'amour des institutions niiliunales religieuses; c'est le dernier manifeste, la dernièrt; ienlaMve du lahvéisme national. Pour le Deutéronome comme pour tou^s It^s Pro* phètes, c'est le peuple juif, non l'individu, qui est erj rdjjporl jtvet^ lahvé. Voir cependant Lohr : Sozialismus ujidlndiviidfalmftusitn A. T., 1900. Giessen. — Dans le Document sacerdoUd, rindhidualisme de la piété s'unil à l'amour dos insliluMons et'i-]é!iiiafiiii(|urK: dans Jérémie il api)araît, si j'ose ainsi dire, à l'étal [lur Voir infra, les Psaumes.
l'otir m'y livrer à la gaieté;
Sous la main je me suis assis solitaire,
Car tu ni avais rempli de courroux.
IViiirqiMïi ma souffrance est-elle continuelle,
Et ma plaie douloureuse rebelle à la guérison?
Seraiï^'tu pour moi comme un ruisseau trompeur,
Coninu.^ (les eaux qui disparaissent?...
Je serai avec toi pour te secourir et te délivrer, dit lahvé.
Je te ilriivrerai de la main des méchants
Kl je te rachèterai de la main des violents. [15, 15-21.]
Mars Ihumiliation du peuple élu ne saurait durer toujours. Un Israël nouveau paraîtra qui fera la volonté du Seigneur, et qu'au nom de lahvé les nations bôniront.
Des jours viennent, dit lahvé
uu jr susciterai à David un germe juste;
il renouera en roi, 3-b.]
il sera sage et fera droit et justice dans le pays. [23,
Des jours viennent, dit lahvé, [Juda]
ou Je ferai avec la maison d'Israël et la maison de
une alliance nouvelle...
je mÉ'ttrai ma loi au dedans deux
et je l'écrirai sur leur cœur...
ila me connaîtront tous... 44.]
et je ne me souviendrai plus de leurs péchés. [31 . 31-
Lcs nations qui oppriment Israël seront exterminées* ; puis, elles se convertiront à leur tour :
toutes les nations s'assembleront, au nom de lahvé, dans Jérusalem,
L ISRAËL XOUVEAr SîS
et cl 1rs III' ssuivioiiL plus rt>bstiïiaUiiii lUy U?ur riumvaia elles se dironl bénies en lalivê, [cœur [3, i.];
et se trlori fieront en lui [4, 2],
A rheurr: ou Unil paraît consommé, votcÎ revc?n[r rcspérance mystérieuse que déjà ctiantait Isaïe. Au moment ofi se décliire l'ancienne alliance, %^oici qu'est annoncée une alliance nouvelle*
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