EZECHIEL
ordonne. Et les ^ens me dirent : Ne nous expliqueras-tu pas ce que signifie pour nous ce que tu fais ? — Je leur répondis : ainsi parle le Seigneur lahvé : Je vais profaner mon sanctuaire, l'orgueil de votre force, les délices de vos yeux et l'amour de vos âmes ; et vos fils et vos filles que vous avez quittés tomberont par l'épée. Vous ferez alors ce que jai fait... : vos turbans resteront sur vos tètes et vos chaussures à vos pieds; vous ne vous lamenterez pas et vous ne pleurerez pas ; niais vous vous consumerez dans vos iniquités et vous gémirez l'un après de l'autre. Ezéchiel sera pour vous un emblème. Et vous saurez que je suis le Seigneur lahvé » [24/ 16-24].
Mais lorsqu'arrive le désastre de 586, lorsque s'efface le rêve de la revanche, c'est le désespoir qui fond sur les âmes, et les brise. Ezéchiel se lève encore: et cette
scmblance d'un firmament pareil à un cristal éblouissant... ; audessus du firmament on voyait comme une pierre de saphir, en forme de trône,... (sur laquelle) il semblait y avoir comme une figure d'homme. Au dedans et à l'entour, je vis comme du métal semblable à du feu... ; c'était une image de la gloire de lahvé... Et j'entendis la voix de quelqu'un qui parlait. U me dit : « Fils d'homme, tiens-toi debout, et je te parlerai », 1. — « bzéchiel n'a ni la puissance, ni l'envergure d'isaïe, ni la sensibilité et la profondeur de Jérémie. Il est moins varié et plus compliqué, moins émouvant et plus sensationnel... Ce n'est pas une nature sentimentale... : il n'éprouve pas de sympathie et il n'en inspire pas. Mais combien il est sérieux, consciencieux, respectueux de son devoir! Combien il s'identifie avec sa tâche, quelle fidélité il y apporte!... Il a pour loi suprême la volonté de son Dieu, il se met en contradiction ouverte avec tous les siens » [Gautier, I,
Outre les ouvrages généraux cités ci-dessus p. 215, n. cf. Bertholet : Das Bucli Ilesekiel. Fribourg, 1897; Toy : The book of E. Stuttgart, 1899. Kraetzschmar : Das Buch E. Gottingen, 1900; Schmalzl : Das îiuck E. erkldrt. Wien., 1901; Knabenbauer : Commenlarius in Ezeckielem. Paris, 1890.
fois, c'est Tespérancfî que lahvé envoie par lui aux captifs.
La main de lahvé fut sur moi, et lahvé me fit sortir en esprit, et me plaça au milieu de la plaine qui était couverte d'ossements. 11 me fit passer près d'eux, tout autour; ils étaient en très grand nombre sur la face de la plaine et tout à fait desséchés. Et il me dit : Fils d'homme, ces ossements reviendront-ils à la vie ? — Je répondis : Seigneur, lahvé, vous le savez. — Il me dit : Prophétise sur ces ossements, et dis-leur ; Ossements desséchés, entendez la parole de lahvé !... Je vais faire entrer en vous l'esprit et vous vivrez. Je mettrai sur vous des muscles, et je ferai croître sur vous de la chair et je vous couvrirai de peau; je mettrai en vous l'esprit, et vous vivrez; et vous saurez que je suis lahvé [37, 1-7],
Et lahvé leur redit les conditions anciennes de cette alliance nouvelle qu'il offre ; ce n'est plus au peuple, c*cstaux consciences individuelles qu'il s'adresse; mais ce senties mêmes lois qu'il impose.
La parole de lahvé me fut adressée en ces termes : Pourquoi donc répétez-vous ce proverbe et l'appliquezvous au pays d'Israël : « les pères mangent du verjus et les dents des fils en sont agacées? » Je suis vivant, dit le Seigneur lahvé : vous n'aurez plus lieu de répéter ce proverbe en Israël. Toutes les âmes sont à moi ; l'âme du fils comme l'âme du père est à moi ; l'âme qui pèche sera celle qui mourra.
Si un homme est juste, et pratique le droit et la justice; s'il ne mange pas sur les montagnes et n'élève pas les yeux sur les idoles infâmes de la maison d'Israël * ;
* Il semble qu'Ezéchiel ne rejette pas seulement, au nom de