DEUXIÈME PARTIE
CE qu'il faut faire pour assurer l'avenir.
Dans les pages qui précèdent, je me suis efforcé d'indiquer les maux dont nous souffrons, et j'ai mis en plein relief nos fautes, sans les exagérer, certes, mais aussi sans les atténuer. Je voudrais indiquer maintenant d'une façon précise les obligations immédiates qui s'imposent à nous, les unes légères et faciles, les autres, lourdes et onéreuses, toutes également nécessaires.
Quel est donc le devoir qui incomlje à la jeunesse canadienne-française î Que lui commande le passé? Quels efforts exige la préparation de l'avenir?
L VVESIK ni; PEi:PLE C.VNADIK>-rRANÇAIS
SjIou moi, noire activité pafrîolique do'tl îtvoir trois objets principaux, auxquels j'ai Taitl plus d'une allusion déjà. Je vais seulement leaJ exposer ici d'une façon brève, me réservant* d'y revenir dans les chapitres suivants avecj tous les détails qu'ils comportent :
i' Nous devons conserver avec un soinl jaloux notre lielle lançjue française el la débar-d rasser des éléments étranyers qui la dépa-jl . rent ;
' Nous devons développer nos ressources! intellectuelles avec la m^nie ardeur que nos ressources matérielles et nous employer énergiquement à faire de la province de Québec BU centre rayonnant de culture scientifique, littéraire, artistique;
EaRn, nous devons donner un nouvel
■ essor à la colonisation, depuis quelque temps
trop négllijée, favoriser la prise de possession
I du sol et son défrichi'^inL'nt par tous les moyens
en notre pouvoir.