‹ L'avenir du peuple canadien-françaisChapitre 36 sur 61 · I. H. Tuiiic · texte numérisé non relu

I. H. Tuiiic

|3l8 l'avenfh uv pr.rpLE ca:«adie.n-I'ra.\çais Celle disposition de notre nature exptiqae 1 peut-*lre mieux que toutes les llii^ories for- ] nuli^es par les critiques et les litstoriena sop' i la (jeiiL'su des (jrands siècles littéraireti, ce ment, à tous les 4ges d'ationdante ilorsisOB intellectuelie, il s'est toujours trouvé à côté des hommes de génie, d'autres bommes nciius

[ doués, mais qui, animés d'une nohle ardeur,

^^^^ptit pu aussi créer des œuvres immortelles. ^^H Inutile de dire que nos hommes de latent ^^^tcanadiens-fraiiçais ne songent pas le moins ^^Hdb monde à rivaliser avec leurs trùres de ^^B^ance. Ceux qui lisent les livres français' ^^■'Contemporains, sont frappés de la perfection ^^B,0éiiéraie du slyle, de la richesse du vocabu- ^^Histire, de la facilité avec laquelle leurs âurenrs ^^Kifemueut les idées, jonglent aver les abstrac- ^^Htfona et surtout manient notre belle langue. ^^V'Jtfais le sentiment qu'ils éprouvent est à peu ^^Kiprès celui d'un sportsman amateur vis-à-vis' ^^^Bufalldëtes de profession. « Ce sont des profe»^ i ^^B*/on/ieA'- 9. Les productions des savants et; | ^^■' littéral eu rs parisiens nous paraissent quelque' 1 ^^H chose d'un peu irréel, des fruits milris dans J ^^Vsn moude privilégié et d'une culture înacces' I ^^■milile. La moindre élaboration pénible et sim- J ^^K-pfiste des gens du cri) nous touche Inen autre- I ^^■jneut, elle nous expose des idées que nous I ^^H, gommes habitués k voir circuler, vêtues d'sa J

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costume qui nous est familier. Aussi nous ne ménageons pas les éloges à son auteur, à moins que nous ne « Téreintions »y s'il n'appartient pas à notre parti.

Si tout le monde était d'accord, si chacun se disait convaincu, comme je le suis moimême, de la nécessité qui s'impose de faire de la seule université française d^ Amérique une institution capable de rivaliser avec les établissements de haute éducation d'Europe (Paris, Berlin et Vienne exceptés), je n'oserais pas cependant suggérer l'idée de confier les nouvelles chaires qui seraient créées à des titulaires étrangers à notre province, comme l'ont fait, avec tant de succès, les autorités des universités anglo-canadiennes.

La situation de ces professeurs serait toujours très difficile, malgré toute la circonspection dont ils pourraient faire preuve.

Je passe sous silence les objections que l'on ne manquerait pas de faire à cette innovation, au point de vue religieux, patriotique, etc., et je constate le fait suivant ; Il existe au sein de notre population, un certain sentiment d'exchisivisme très compréhensible, très naturel même, mais dont peu de gens, je crois, se rendent bien compte, et qui peut se résumer ainsi ; La tâche des huit ou dix générations de nos ancêtres qui ont colonisé ce

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