I. Diflionmiire gènéuimjique (les fuiiiittes eiiniidhniics
ofjiciers supérieurs^ les simples cadets^ un grand nombre de soldats^ nous apportaient^ outre leur gloire personnelle^ celle de leurs ancêtres. »
L'artisan n'existe plus guère aujourd'hui; depuis l'ère des machines et des manufactures, il n'y a plus que des ouvriers. Autrefois, l'artisan payait de lourds impôts, dépendait d'une corporation, d'une maîtrise, dont, du reste, il était lier, et restait fort indépendant de tout autre pouvoir. Il s'appliquait à exceller dans son métier; car il né pouvait acquérir le titre de compagnon qu'à ce prix. C'était presque un artiste. Dans l'objet qu'il fabriquait, il mettait un peu de son esprit, de son âme. Ce n'était pas sa main seule qui travaillait : il avait le sentiment du Beau, le goût de la symétrie, de riiarmonie. Le Beau ne peut-il pas se rencontrer dans toute œuvre humaine? L'artisan? enfin, appartenait au Tiers-Etat.
Quant à la situation des paysans normands, voici ce qu'en dit Léopold Delisle, dans son ouvrage : « Etudes sur VEtat de la classe agricole en Normandie^ au moy en-âge (i) » qui fait autorité en ces matières : « // est impossible de découvrir aucune trace de servage en Normandie y à partir du X^ siècle,