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l'avenir du peuple canadien-français 7 Les termes « ser^s, taillables haut et bas et hommes de corps » sont fout à fait étrangers aux habitudes de la province... Jamais ces mots de for-mariage, de mainmorte, de fui~ ti^s, de naïfs, qui reviennent à chaque instant dans les chartes et les coutumes de Franceet d'Angleterre, ne se rencontrent dans les Archives de Normandie. »
Je lis ce qui suit dans « La Réforme sociale » de Leplay (a) : « Les domaines du « Pays de Caux » petits et moijens, mêlés de quelques grandes (erres, sont encore constitués matériellement comme ils l'étaient au XVI' siècle, mais, dans leur constitution sociale, ils ont subi une profonde déchéance. A cette époque, en effet, ils étaient la propriété de paysans et de petits nobles qui les cultivaient de leurs propres mains et les transmettaient intégralement, avec l'appui de la coutume de Normandie. Ce furent ces familles fécondes et énergiques qui colonisèrent le Canada, où leurs descendants conservent religieusement les mœurs que nous avons perdues. »
Quoiqu'il en soit, dans IMme de cliacuii de ces artisans, soldats ou laboureurs, il y avnit celle étincelle lumineuse, cetle flamme ardenio