‹ L'avenir du peuple canadien-françaisChapitre 54 sur 61 · I. Alcyoniiis cilc par Ha vie · texte numérisé non relu

I. Alcyoniiis cilc par Ha vie

On peut trouver, il est vrai, beaucoup d'exemples tout différents. Ainsi Charles-Quint et Marie-Thérèse laissèrent sur ce point toute liberté à leurs peuples. C'est une des gloires de notre mère-patrie, la France, de n'avoir jamais cherché à établir par la force l'usage de sa langue dans les pays qu'elle a conquis. L'abohtion des écoles françaises dans le Manitoba est une manifestation regrettable de cet esprit primitif, étroit et mesquin, dont tous les Anglais ne savent pas se défendre et en outre un acte de profonde injustice.

UÉtat^ dit M, BliintschU (i), rCa pas le droit d'arracher à un peuple son idiome^ ni d'en interdire le progrès et la littérature.,, IJEtat peut prescrire que la langue la plus cultivée sera^ seule ^ enseignée dans les écoles publiques et donner ainsi aux enfants d'un peuple encore grossier une part dans les conquêtes et l'héritage d'une littérature plus noble. Mais proscrire de l'église et de l'école la langue d'une nation civilisée serait une amère injustice.

C'est un officier du Manitoba, le colonel II.-P. Atwood, qui écrivait, en 1887, dans une brochure dirigée contre les sentiments de race des Canadiens-Français, sentiments

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