History of the United States. Vol. III
passionné de la part des nombreuses tribus de Peaux-Rouges, jetèrent un regard de regret sur le vaste empire qu'ils abandonnatent ».
Je me rappelle avoir lu quelque part que, si nous étions restés les maîtres dans les immenses territoires qui constituaient autrefois la Nouvelle-France, les sauvages n’en auraient pas disparu.
Peut-être, en effet, eussent-ils irouvé, dans la sympathie que nous leur témoignions, un encouragement à vivre, même au milieu du flot montant d’une civilisation qu’ils parvenaient difficilement à comprendre. Conquis à la foi du Christ, groupés en villages par nos missionnaires, ils auraient vécu en paix avec « leur père le Français » et, qui sait? plus tard, se seraient élevés peut-être à une conception plus parfaite que la nôtre des devoirs de la fraternité humaine. Qui dira ce que peuvent faire naître dans les cœurs ces deux facteurs puissants de civilisation : la charité chrétienne et la sympathie de l'esprit français? Devant l'Anglais, ils n’ont su que reculer, s’enfoncer toujours de plus en plus au fond des forêts et disparaître.
Comment ont-ils disparu? Les historiens eux-mêmes n’ont pu s’en rendre compte. Un jour, après que le pays fut compiètement paci-
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