‹ L'avenir du peuple canadien-français [microforme]Chapitre 23 sur 97 · His · texte numérisé non relu

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classes rurales, chez les Américains que chez les Canadiens, et que les premiers possédaient plusieurs villes dont le commerce était floris-. sant.

J’emprunte: le tableau qui suit à l’un des.

principaux historiens des Etats-Unis, M. Mac-. master (1) :. |

« Les champs étaient mal clos, les granges.

petites et d’apparence misérable. Le cuttivaleur du Massachusetts labouraït sa terre avec une charrue en bois, traïnée. par. des bœufs, semaïit son grain à la volée, le fauchait: avec une faulx, lorsqu'il était mür, et le battait avec un fléau sur l’aire de sa. grange. Sa maison ne portait aucune trace de peinture; le parquet en était nu. Lorsque la nuit venait, il s’éclairait de quelques chandelles de fabrication domestique. Sa nourriture, de l’espèce la plus simple, était servie dans les plats les plus grossiers, et mangée avec les plus. grossiers ustensiles.

Du bœuf et du porc, du poisson salé, des pommes. sèches et des légumes complétatent son menu quotidien, d’un bout de l’année à l'autre ; son pain était fait de farine d'orge el de maïs et pas toujours bien cuit.

Pour le service religieux, le jour du sabbat et, dans les grandes occasions, la semaine,

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