‹ L'avenir du peuple canadien-français [microforme]Chapitre 24 sur 97 · History-of the United States, pp. 10 et suiv · texte numérisé non relu

History-of the United States, pp. 10 et suiv

tl avait un complet de grosse étoffe qui lui durait sa vie entière et qui, peu endommagé par l'usage, devenait finalement, avec ses bestiaux et sa ferme, la propriété de son fils.

Le vétement que ses voisins lui voyarent habituellement porter, lorsqu'il conduisait la charrue, soïgnait son bétail, ou sommeillait devant la cheminée, pendant que sa fille Abigail ou Comfort lui lisait un sermon d'Edwards, était en tirelaine, filé et tissé à la maison. La somme qu'un fermier de la Nou.

velle-Angleterre dépensait dans ces tempslà, pour lui-même, sa femme et ses douse ou treire en fants, était ridiculement petite.

Ses lectures étaient peu variées et se bornaïent en général aux livres qui se trouvaient, par hasard, dans la malle du colporteur. Des journaux il en voyait rarement, à moins qu'ils ne lui arrivassent servant à envelopper quelque paquet, mais sa curtosité y suppléait amplement. . . . . . . En politique, c'était un ferme patriote ; en religion, un congrégationaliste. Ni ses optaïons politiques, ni sa manière de voir sur les questions se rapportant au péché originel, n'étaient le résultat de longues et patientes réflexions.

[Il était sélé dans la cause des États, non pas parce qu’il considérait l’impôt sans la représentation comme injuste, ou la loi du timbre

comme tyrannique, mais parce que les hommes qu’il regardait comme ses supérieurs étaient patriotes, et parce qu’il croyait que le roi d'Angleterre avait sérieusement l'intention de faire de l'Église établie dans le royaume, la religion de l’Amérique. Il était congrégationaliste parce que son père et son grandpère avarïent appartenu à cette confession avant lui.

L'école se tenait alors, pendant deux mois de l’été et deux mois de l’hiver, dans de petites maisons badigeonnées en rouge; il y avait un instituteur pour l'hiver etune iastitutrice pour l’été. L'école était fréquentée, l’hiver par les garçons, et l’été par les filles. Le maître d'école demeurait en général, chez les parents de ses élèves et proportionnait la durée de son éjour chez chacun d'eux au nombre des en fants qui fréquentaient l’école. Son travail quotidien consistait à enseïgaer aux enfants à lire assez couramment, à écrire disiblement, à épeler avec quelque respect des règles de l'orthographe et à apprendre suffisamment l’arithmétique pour pouvoir calculer l'intérêt d’une dette, tenir les comptes de da

Jamille et faire la monnaïe dans une boutique.

Quelque primitif que fût de système scolaire dans la Nouvelle-Angleterre, il était incomparablement supérieur à tout ce qu’on

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