‹ L'avenir du peuple canadien-français [microforme]Chapitre 25 sur 97 · RME · texte numérisé non relu

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pouvait trouver dans aucune autre partie du pays. Dans l'État de New-York et dans la Pensylvanie, il n'y avait pas d'écoles, en dehors des villages et des villes. Dans les États du Sud, l'éducation était presque totalement négligée ».

Lors de la révolution, les États du Sud étaient plus peuplés que ceux du Nord.Les cinq Etats de la Virginie, du Maryland, des deux Caro lines et de la Georgie comprenaient presque la moitié de la population anglaise de l'Amérique.

« Celui qui voudrait étudier l’histoire de ce temps dans les journaux d’alors chercherait longtemps pour trouver peu de choses.

Il lirait de nombreuses colonnes sur le péché de {a paresse, sur l’importance de l’économie, sur la perversion de la méchante femme dont les pieds prennent racine dans l'enfer; mais rien ou presque rien sur les questions les plus excitantes et les évènements les plus importants de cette époque.

« Où l’on trouve maintenant des villes opulentes, il n'y avait alors que de misérables hameaux. La condition des manu factures était. pitoyable. Les femmes filaient elles-mêmes leur laine et leur coton, et c'était considéré comme un complément d'éducation pour une demoiselle que de savoir bien filer. Il y avait dans la Virginie et la Géorgie

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un bon nombre de familles opulentes. La plupart se sont étein'es depuis lors, et celles qui ont survécu aux ravages du temps ne rappellent que faiblement l’ancienne grandeur le leurs ancêtres.

« Cependant, grâce aux conditions favorables du climat et du sol, l’agriculture était florissante, et la population et la richesse augmentaient rapidement dans les Etats situés au sud de la Virginie.

Boston avait alors quinse mille âmes ; une partie de la ville était bien bâtie ; les maisons étaient confortables et les rres bien entretenues. Dans la partie ancienne, les maisons étaient pauvres et sales, construites ent'érement en bois, avec leurs auvents en planches brutes et leurs toits de bardeaux, surmontés de vilaines balustrades en bois, entre lesquelles, les jours de Lessive, les chemises et les jupons flottaient au vent.

« Les villes de l’intérieur étaient pauvres et sales, maïs celles qui étaïent situées au bord de la mer, entre Portsmouth et New-London, étaient populeuses et florissantes. Leur situation riveraine en avait fait des ports de. commerce et des entrepôts de pêche importants. Avant l’indépendance, ellesavatent fait un grand commerce de contrebande avec Les colonies françaises et espagnoles ».

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