CHAPITRE VII
l'idéal dthïbiiqdk.
Dans les â^es reculés , l'idéal dynastique a été rudimentaire , obscur; l'institution se consolidait par la force des choses, et la tradition n'éteit souvent qu'une habitude. Malgré ce mot si vrai : « Gouverner, c'est prévoir, » la prévision n'a pas toujours présidé à la fondatioa des nouveaux gouvernements.
Plus l'on remonte dans le passé, plus les masses sont inertes, plus grande est l'influence des minorités, et moins nombreuses sont les minorités qui disposent du pouvoir.
C'était alors, sans aucune participation aux évé-
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nemenls, que la foule gagnait ou perdait à l'élablissemeot nouveau; et, au-dessous du petit nombre qui décidait de !a manière dont se constituait et s'organisait l'autorité, les aspirations étaient localisées, fractionnées.
Les communes d'abord, puis les corps de métiers, les corporations judiciaires, les universités, commencèrent à constituer des agglomérations indépendantes qui réclamaient, s'agitaient, parfois s'insurgeaient. Le souverain s'appuyait sur ces intérêts nouveaux pour s'affermir; et, en effet, il était dans l'État la seule force de laquelle ces intérêts, dispersés sur le territoire, pussent attendre quelque sympathie et quelque concours.
Longtemps l'idéal du noble a été de grandes guerres extérieures, remplaçant les petites guerres de château à château, de province à province, qu'on lui interdisait.
Ce qu'il ambitionnait encore , c'était la vie luxueuse de cour qui le réunissait avec ses pairs et lui procurait les plaisirs de la vanité el de la galanterie ; c'étaient les litres, les honneurs, les hautes foncliuns militaires, diplomatiques ou administratives, les charges et la domesticité du palais.
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