francs. Avant le monopole, le personnel accu
sait moins de 7.500 journées perdues pour cause de
maladies. Dès 1907, les jour nées ainsi perdues s'éle-
qe
(1) Chiffres donnés publiquement par M. Prevet. On doit à la vérité de dire que des conseiilers très autorisés et peu suspects de la ville de Lyon sont moins pessimistes et qu’ils a qu'avec le Rp: les suites du contrat
s’amélioreront beaucoup.
(2) Voir l'Économe français, 3 mai 1909. ”
nt à 17.328. Quand on dresse le bilan d'une municipalisation, voilà ce qu’on trouve à peu près partout. Les expériences de Carmaux ont montré ce que les bons ouvriers eux-mêmes perdent à vouloir affaiblir . l'autorité d’une direction. Les choses changeront-elles ? . Une comparaison s'offre tout de suite à l'esprit, De ce
que l’armée est la nation et qu’elle réunit des masses
énormes de combattants, en résulte-t-il que le droit au
commandement et à l'autorité doive passer de plus en
plus aux mains des sous-officiers, des agents subal rernes et des soldats ? De toute évidence, c'est l'inverse. Plus les masses à mettre en mouvement sont énormes __et leurs services compliqués, plus grand est le rôle des chefs supérieurs et celui du général en chef. Or la loi est la même pour ces agglomérations des grandes industries, des grands services de transport, des Hole. banques, des grandes entreprises commerciales, dont le personnel comme le matériel prennent tous les jours des développements inattendus.
Contentons-nous de ces exemples et concluons ici que le parti libéral a toujours les raisons les plus sérieuses de n’admettre ni l'omnipotence de l'État ni celle des foules. Celles-ci, dira-t-on, ne sont plus à l’état de foules, quand elles sont groupées en des syndicats. Soit! Mais que du moins chaque syndicat, pris à part, ne soit pas épris de ses seuls intérêts et qu'il ne com- 5 promette pas par ses exigences l’ensemble de l'ordre social, comme les envahissements confus de l'État | compromettent la liberté sociale.