ET RE A PER ENS ÉTÉ PEUT
truction obligatoire et les différentes lois votées pour la protection de l'enfance eurent un double résultat. Eiles laissèrent moins de latitude aux diverses combi- naisons des œuvres libres. Puis, comme il est plus facile de prendre législativement les intérêts des mineurs que +: ceux des personnes majeures réclamant la liberté de + leur personne et de Ieur temps, on mit l’ensemble des enfants plus à l'abri d’un grand nombre de tentations et d'abus. Ces mêmes Frères des écoles chrétiennes ont a cependant pu conserver, à Saint-Étienne, par exemple, la pratique des écoles de demi-temps, et ils y obtien- nent un très grand succès. Une première année, les enfants visitent, une fois par semaine, tous les ateliers ; on les leur montre en action, on leur en donne une explication sommaire. La seconde année, comme ils ont dû faire leur choïx, on les distribue dans les divers ateliers, mais seulement pour une demi-journée. Les . envoyer un jour sur deux serait une autre appli- a cation du même D ape Entre les deux on peut hésiter.
Revenons maintenant au travail des femmes. Il ie ‘agit d'y concilier, non plus l'intérêt de la profession manuelle avec celui d’une certaine culture intellec- tuelle et d’une instruction suffisante, mais l'intérêt de la profession avec celui de la vie de famille. Or, ici aussi, on peut imaginer trois combinaisons correspoadant tout à fait aux trois qui intéressent les À enfants mineurs.
La première consiste à mettre la famille dans les usines avec des garderies où les plus petits seraient à deux pas de La mère qui viendrait les allaiter, manger avec eux, jeur jeter un coup d'œil aux moments de repos. Cette méthode est à peu près appliquée dans quelques-unes de ces grosses usines qui ne reculent pas devant l'accroissement des frais généraux. On voit aisément ce qu'elle a de bon en soi..., quand on ne peut
rien trouver de mieux, mais combien elle est restreinte et insuffisante, à quel point il serait chimérique de chercher à en généraliser l'application. La seconde combinaison serait de mettre l'atelier dans la famille, comme on y met l'atelier masculin là où s'édifie l’un des immeubles aménagés pour la distribution de la force motrice à domicile. Ressource précieuse, ressource à développer, ressource à mettre même sur une plus grande échelle à la disposition de certaines femmes iadustricuses : elles peuvent trouver ainsi à leur art féminin des applications, des perfecticnnements dont le soin les laisse quand même tout près de leur famille. Mais ici encore il est évident que c’est une solution réservée à une élite ou toute formée ou toute
prête à se former, mais que rêver de la généraliser sera pour plus d'un siècle peut-être une utopie.
Reste pour les femmes d'aujourd'hui et de demain la troisième solution, celle du travail de demi-temps et, plus précisément, du travail à la demi-journée.
Avant tout, spécifions bien qu'il ne s’agit pas ici d'une panacée. Il n'y à jamais eu de panacée nulle part. De plus, il est aisé de comprendre, à première vue, que les conditions de certains travaux, l'abondance ou la rareté de la main-d'œuvre féminine en état de s’ofirir né peuvent que varier d'un centre à un autre et rendre ici trop difficile ce qui là ne le serait pas du tout. Ce qui importe, croyons-nous, c’est de dégager une solution de plus de cette inquiétante difficulté : il faut plus de main-d'œuvre que nous n’en avons, donc il faut faire appel à la main-d'œuvre féminine, qui ne demande pas mieux que de s’employer, mais, d'autre part il ne faut pas que la femme oublie les devoirs du foyer. Devant cette pression contradictoire, quelques-uns, et non des moindres, se bornent à dire : « Certes, c'est très fâcheux que l’on embauche tant de femmes, mais, présentement, nous ne pouvons pas faire autrement :
espérons que l'avenir sera meilleur (1)... » Non, il faut pouvoir, là où il n’y a pas d’obstacle insurmontable, essayer d'une méthode pratique permettant de concilier le devoir et la nécessité. Devant une néuveauté, les chefs d'industrie commencent généralement par se réserver, car on trouble leurs habitudes et on leur À impose des efforts nouveaux, mais ces efforts, ils les __ font, et souvent avec plein succès.
Ici, la chose en vaut la peine. Qu'il suffise à la femme d'une demi-journée de séjour à son foyer pour remplir correctemeut ses devoirs de mère de famille, c'est ce qui paraît heureusement exact. Sans :nalice, on peut dire que beaucoup de femmes qui ne travaillent pas dérobent bien à leur famille une bonne moitié de leur temps. Aujourd'hui les aides offertes de tous côtés, sous forme de crèches, de salles d'asile, d'écoles maternelles, d'écoles primaires obligatoires, de patronages libres, sont assez grandes pour simplifier la tâche. Elles ne la simplifieront jamais au point de la supprimer, et cela est heureux, parce que la mission par excellence de l’homme et de la femme, du père et de la mère, est de s’aimer mutuellement en se faisant également aimer de leurs communs enfants, témoins assidus et bénéfi- ciaires constants de la tâche commune. Sans dire, par exemple, avec Karl Marx, que la question sociale est tout entière une question d'estomac, il est clair que la question du repas de famille est le fonds et le tréfonds
de Fr à
(1) Parmi les réponses aux questionnaires que j'ai pu consulter, un industriel réclame comme remède le mariage obligatoire. « Moi, je veux bien, » comme disait si souvent Sarcey dans ses feuilletons. Seulement il y a là le public, qui n'accepte pas toutes les réformes qu’on lui propose et qui surtout trouve le moyen d’en user autrement qu’on ne le prévoyait. Quand l'industriel en question aurait marié
resterait encore beaucoup de desiderata.
entre eux tous ses ouvriers et toutes ses ouvrières, il :
de l’économie domestique. Quard Iles industriels de Roubaix eurent l'heureuse idée d'aménager le repos du
milieu du jour de façon que leurs ouvriers pussentalier déjeuner chez eux, le nombre des cabarets düxinua
tout de suite dans une proportion considérable. Le
résultat de la réforme a donc été excellent ; mais, pour
qu'il soit complet, il faut que l’homme ait Le temps de manger chez lui : il faut que la femme ait le temps de préparer à manger chez elle. Que les femmes ouvrières soient partagées en deux équipes laissant à chacune une demi-journée; un peu d'entente suffira pour que toute mère de famille prépare en même temps un premier repas plus essentiel et un second assuré presque entièrement par les restes du premier. Un homme avec lequel il me serait extrêmement pénible d'être ou de paraître en désaccord, M. Isaac, me dit : « Maïs toutes voudront choisir la portion de la journée qui leur plaira. » 11 me semble qu'un profane même peut répondre : « Elles tireront au sort périodiquement ou bien
elles accepteront un roulement qui leur donnera alterna-
tivement la demi-journée du matin, puis celle du soir. » Ce que nous disons là des mères, on peut le dire aussi
des jeunes filles; car lorsqu'elles ont l'âge du travail
manufacturier, elles ont aussi l’âge où elles doivent soit seconder soit remplacer leur mère pour ces travaux féminins sans lesquels il ny a plus ni propreté, ni décence, ni bien-être raisonnable. Alors on voit de ces jeunes filles qui sacrifient leur dimanche pour tout nettoyer, tout ranger, tout raccommoder, aller au lavoir, et qui ne trouvent ainsi dans le jour de repos obligatoire qn'une occasion de plus d'’épuiser leurs pauvres forces (1). Elles vieillissent ainsi avant l’âge, ou bien, dégoûtées de tant d’esclavage, elles font un mariage
(1) Sans parler même du déchet moral et religieux,
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où les économies faites sur le travail antérieur — s'il en reste — ne serviront qu'à des dépenses de faux uxe. Mieux ménagées par le travail de demi-temps, elles eussent moins gagné pendant dix ans, mais elles eussent pu prolonger ce gain pendant vingt ans, avec beaucoup moins de peine et plus de profit pour ellesmêmes et pour leur famille.
Insistons sur ce dernier point : car c’est l’un de ceux où d'excellents esprits, des honimes de premier ordre croient voir un obstacle insurmontable. « On se plaint déjà que les femmes gagnent trop peu et vous voulez réduire leurs salaires de moitié en les condamnant à ne travailler que la moitié du temps. » À cela on peut d’abord répondre que la moitié restée libre serait loin d’être perdue ; car les femmes et filles qui accepteraient, qui solliciteraient même (il y en aurait certainement beaucoup) de ne toucher en argent sonnant que la moitié d’une journée de travail salarié, celles-là seraient .incontestablement les meilleures. Elles se placeraient tout à côté de ces veuves de Ia guerre qui, se voyant offrir un travail bien rémunéré, le refusent, aimant mieux se priver et souffrir, que d'abandonner leurs enfants à l'aventure. Ceux qui s'occupent des œuvres actuelles savent qu'il y en a beaucoup qui sont dans ce cas. Pour accepter la combinaison qu’on explique ici, leur faudrait-il bien de l’héroïsme? Aujourd'hui et demain beaucoup moins qu'hier, heureusement. Combien n’y avait-il pas de femmes qui, pour rester chez elles, acceptaient de passer des heures à ourler des cravates ou des pantalons et à s'assurer ainsi vingt ou trente sous par jour! Présentement, on me dit dans les grandes organisations dont j'ai déjà recueilli de si pré- cieux témoignages : « Les femmes pouvant gagner de 5 à 6 francs par jour de travail plein sont de plus en
plus nombreuses ; » et il est certain qu'avec l'essor
industriel qui va coïncider avec une si triste raréfaction de la main-d'œuvre masculine, toutes les professions bénéficieront de proche en proche d’une élévation correspondante. Alors celles qui se résignaient à un gain de 1 fr. 50 pour rester chez elles ne seraient-elles pas heureuses de gagner 2 fr. bo ou 3 francs tout en ayant le reste du temps à donner entièrement à leur foyer (1)?
Je puis heureusement donner aujourd'hui des indications plus précises. Des tableaux que j'ai sous les yeux, dressés, après enquêtes contradictoires entre
syndicats catholiques de femmes et syndicats socia-
listes, permettront de comparer trois degrés de rémunération : le gain moyen dont devaient se contenter précédemment les ouvrières à domicile, celui qui semble devoir désormais leur être acquis, enfin ce qu’assurerait, dès aujourd'hui, le travail de demi-temps dans l'établissement du travail commun et public.
Voici d’abord, en regard l’un de l’autre, l'évaluation du gain de la journée moyenne antérieurement à la réforme et le taux de la moyenne demandée pour la fixation du salaire minimum :
Pour la couture à la main : torchons et draps ordinaires, antérieurement, o fr. 90; désormais, 2 fr. 25.
Pour les fleurs : antérieurement, de 1 fr. 20 à 1 fr. 40; désormais, 2 fr. 50.
(1) Il ne faudrait pas me faire d’objections contradictoires. On m’a dit d’une part : « L’ouvrière à la demi-journée trouvera qu'elle gagne trop peu; » et, d'autre part : « Êl ne faut pas habituer la population ouvrière, dans son ensemble, à réduire indifféremment les heures de travail. » Comme la réduction de la journée pleine à la demi-journée restera libre et qu’elle sera accompagnée — là où elle aura lieu — d’une réduction correspondante de salaire, le correctif sera, je crois, bien suffisant.
__ Pour la lingerie courante : antérieurement, 1 fr. 20, x fr. 9b, 2 fr., suivant catégories: désormais, 2 fr. 50, De Sfr. 3 fr. 25.
Pour les confections d'hommes : antérieurement, 2fr. 25; désormais, 3 fr. 75.
Pour les confections pour femmes et enfants : anté-
rieurement, 1 fr. 15 à 1 fr. 25; désormais, 3 fr. 25.
Pour les chaussures : antérieurement, 1 fr. 60; désormais, 3 fr. bo.
. Reportons-nous maintenant aux salaires que les ouvrières d'usine obtiennent aujourd’hui sans difficulté. Les réponses faites à mes questions disent avec une parfaite unanimité : « Il n’y a plus de travail de début, si élémentaire soit-il, qui soit inférieur à 5 francs. » Personnellement, je connais des domestiques, — cuisinières, ou femmes de chambre, ou bonnes à tout faire, — qui ont été engagées a nt 6 fr. 40. Beaucoup montent assez promptement à 7, 8 et 9 francs. IL est aisé de voir, par ces chiffres, qu'en se réservant la pleine liberté de sa demi-journée pour son chez elle, l’ouvrière se verrait encore payée plus que pour une journée entière et acharnée de travail à domicile, même avec les tarifs réformés. Qu'on voie maintenant ce
qu'elle y gagnerait en comparaison des tarifs anciens, dont tant de femmes étaient réduites à se contenter.
Mon si honorable et si redoutable contradicteur m'op-
pose encore le va-et-vient qu'occasionnera cette succession de deux équipes. Mais avec le système de plus en plus répandu du travail que j'appellerai impersonnel d'un machinisme subdivisé, les travailleuses — quel que soient leur nom et leur numéro — viennent s'asseoir les unes et les autres à la même place, devant le même métier, pour continuer la même besogne sous la surveillance et la direction d’un même chef d'équipe. On peut à divers points de vue regretter la disparition du travail individuel, plus artistique, plus soigné, enga-
geant davantage la responsabilité et mettant mieux en
relief le mérite de l’ouvrière : mais puisque le mouve-
ment contraire est irrésistible, pourquoi ne pas en Ai
accepter au moins les D ee Se
On insiste et on me dit : « Croyez-vous qu'on aura partout assez de demandes de travail pour suffire aux deux équipes ? » Partout, probablement non; et dans
ce cas, nul n'ira contre l'impossible; mais sans être soi-même d’aucun métier, on n’est pas sans avoir
entendu parler de bien des côtés de ce mal qu’on appelle le chômage. Il semble que l'appel à deux équipes de
travailleuses là où on n'en employait qu'une serait äe nature à le diminuer singulièrement. Qui de nous n'a vu de ces familles nécessiteuses où sur deux ou trois
sœurs, il y en a une qui travaille, tandis quilyena
une autre qui n’a pas pu trouver place à côté d'elle ? Dans l'enquête que j'ai sous les yeux, un industriel écrit : « Après affiches apposées aux murs de Vanves,
Clamart et Issy, j'ai obtenu en 48 heures 400 inscrip-
tions pour 30 places, et sur 50 nouvelles que j'ai prises,
je n'ai eu à opérer que 2 éliminations après quelques
jours d'observation. Les résultats sont très satisfaisants.» Ceci, me dira-t-on, a été observé dans la grande agglomération parisienne. Soit! mais de ses établissements de Bordeaux, la maison Dyle et Bakalan répond
au questionnaire : « Nous employons à nos travaux non mécaniques 150 femmes, à nos iravaux meécani-
ques, 100; toutes nous donnent satisfaction à tous les points de vue, à la condition de les mettre à la place convenable. Actuellement (25 mars 1916) nous trouvons
(1) Quelques personnes ont cru et m'ont dit que là où
il y aurait deux équipes, une pour le mation, une pour le soir, il faudrait doubles ateliers, doubles locaux. J'ai con-
sulté à ce sujet les ingénieurs qui étaient venus m'entendre à la Société d'encouragement. Cette assertion les a surpris.
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en abondance, dans toutes les professions, la maind'œuvre féminine nécessaire à nos travaux. » Il me sera donc permis de conclure : si le système du demi-temps permet à un nombre double de sœurs, de voisines, de camarades, de gagner un salaire suffisant en ne les obligeant pas à déserter le logement familial, le résultat social n’en sera-t-il pas, dans son ensemble, absolument digne d’être encouragé?
Ho l'est, dans tous les cas, pour des autorités que j'ai déjà citées et qui, aux enquêtes écrites dont j'ai parlé, m'ont permis d'ajouter des enquêtes orales. Je m'adresse donc tout d'abord à l’Institut des sœurs de Saint-Vin- cent-de-Paul qui, avec un peu de rudesse, dit-on depuis quelque temps, mais toujours avec une charité extré- mement active, s'appliquent à connaître et à soulager les misères de leurs quartiers. « Depuis la guerre, me dit la sœur Milcent, nous avons eu à satisfaire, pour l'habillement, à de D. pressantes demandes de l’Intendance; nous n'avons pas voulu d'équipes de nuit; nous n'avons voulu même que des équipes de jour vaillant chacune six heures (travaillant six heures pour le métier ainsi organisé, s'entend). Nous en avons employé six mille. Nous voudrions voir ce système adopté partout. : |
A la rue d'Anjou (siège social des établissements du
Creusot et succursales), je me trouve en présence d’une industrie qui emploie certainement plus de dix mille ouvrières. Je demande: « Soit au point de vue de l'ap- prentissage, soit à tout autre, verrez-vous des inconvénients à l'introduction du travail de demi-temps par deux équipes ? » On me répond : « Pourvu que, dans un milieu donné, le nombre des mains disponibles soit suffisant et que les distances à parcourir pour les travailleuses ne soient pas trop grandes, nous n’y verrions, en ce qui nous concerne, aucun inconvénient d'aucune sorte. »
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C'est exactement ce que l’on me répond au syndicat des mécaniciens. Le vice-président, qui a pris le soin de dépouiller toutes ses enquêtes personnelles, veut bien ajouter à peu près ceci :
« Sans l'avoir voulu, vous nous suggérez 1à une solution élégante d’un problème ancien et toujours troublant. Chaque fois qu'il à été question d'une réduction des heures de travail, les employeurs ont objecté : « En nous condamnant à laisser inactives des machines et des organisations coûteuses, exigeant un amortissement de plus en plus rapide, on nous met dans des conditions qui s'opposent de plus en plus à un abaissement des prix... Eh! bien, s’il n'est permis, à aucun
point de vue, de pratiquer le sveating system à l'égard
du producteur humain et de le faire suer à outrance, il serait avantageux de faire suer la machine et de lui faire produire, tant qu'elle est de mode et qu'elle dure, le maximum de ce qu’elle peut donner. Nous n’aurions plus les dix heures d'autrefois pour le personnel, mais avec deux équipes nous pourrions avoir les dix heures (peut-être plus pour certaines combinaisons) de travail utile et productif pour le matériel et l’outillage. L'industrie ne s’en trouverait pas mal. »
Qu'on me permette — pour aujourd'hui tout au
moins, — de m'en tenir là. Il ne s’agit, on vient de le voir, ni de préconiser une pratique universelle et sans distinction, ni surtout, grands dieux! d'en appeler à une nouvelle intervention législative. Il s'agit d'attirer l'atiention sur une idée qui, aux yeux de beaucoup, mérite d’être essayée et propagée librement par les travailleuses qu'elle peut tenter. C’est une combinaison de plus qu'on leur offre, en les invitant à réfléchir et à choisir, rien de plus. Pour le rappeler une dernière fois, nous sommes en présence de ces deux nécessités, également inéluctables, également urgentes
pour combler les vides de nos ateliers, pour répondre
besoins de nos industries et de notre commerce, remplacer la main-d'œuvre masculine qui va s manquer, il faut que la femme travaille ! Pour ombler les vides de notre population, il faut cepenant que la femme ne perde ni le contact de la vie e famille, ni le goût du ménage. Que ceux qui, pour ‘ésoudre une si redoutable antinomie, croient avoir ouvé quelque chose de mieux que ce qui vient d'être suggéré ici veuillent bien le dire et l'expliquer.