‹ L'avenir francaisChapitre 3 sur 27 · RS TT · texte numérisé non relu

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la fidélité de la véritable élite intellectuelle et croyante entraîne partout à leur devoir ceux qui hésitaient encore à faire passer l’amour de la patrie avant le souci de leur repos, de leur bien-être, de leur vanité et de leur

luxe. Grâce à Dieu, cette élite grandit tous les jours en

héroïsme comme en nombre. Napoléon II n'aura été pour la cause des nationalités qu’un précurseur, uto-

piste, hésitant, tantôt excessif et tantôt timide, comme

le sont presque tous les précurseurs. Faisons en sorte

que l'heure vienne enfin d’un vrai retour à l’ordre, éga-

lement profitable aux libérés et aux libérateurs. Acculés à un échec militaire définitif ou à la famine,

nos agresseurs d'hier promettront-ils aux petites natio-

nalités de les libérer et de les protéger? C'était à prévoir: aujourd'hui c’est à constater et c’est aussi à méditer. Le kaïser offre à la Pologne de lui constituer une autonomie, dont il serait heureux de tirer les plus gros bénéfices en attendant l’occasion de procéder à une annexion pure et simple. Par plus d’un symptôme, on voit poindre d'autre part, en Autriche-Hongrie (1), le regret de n'avoir pas mieux ménagé les différentes nationalités de la monarchie dualiste. Devant ces appels, sinon encore désespérés, du moins bien inquiets, qu’avons-nous à dire et à faire? Nous avons d’abord à nous rappeler que les loups offrant actuellement la paix aux moutons sont bien ceux qui ont violé leurs engagements partout, au Sleswig, en Bosnie-Herzégovine, en Belgique... Mieux armées contre les suites de ces mensonges et de ces violences seront toujours les puissances qui n'auront jamais rêvé d’assimilations impossibles et auront respecté les droits de ceux dont elles voulaient se faire des amis, des auxiliaires et des défen-

{) Surtout, il est vrai, dans l’ancienne Autriche. Voir dans la Réforme sociale de juillet r917, l’article de M. Georges Blondel.

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ie L'avexIR DES NATIONALITÉS LARGE de

es Au prix que, sous le coup d'une peur grandis-

ante, nos ennemis semblent attacher à des concours

ur. encore ct que nous vaudront détiain tant de etites où moyennes nationalités amies, Finir les uerres, retrouver nos départements libérés de l'inasion, retrouver notre Alsace- Lorraine, avoir conservé

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nature à bien ue notre joie et notre érté? disons plutôt notre confiance en des amis non moins nécessaires à notre avenir. Car, ne l’oublions pas, ce n'est pas seulement chez nous et en dedans de nos frontières que notre cause devra être ou affermie pour longtemps ou compromise à nouveau; ce sera sur le sol de ces États que nos ennemis entendaient se pariger, en les agrandissant encore, pour en faire les instruments passifs de leur pRn et de notre annihi-

lation n nationale.

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L'avenir de Ja coopération franco-belge (.

S'il est une nation dont la liberté d’abord et ensuite la prospérité dans un avenir réparateur, nous intéressent à au plus haut degré, c’est assurément la Belgique. Elle eût pu rester complètement nôtre à la fin du xvirr° siècle

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(1) Nous sommes heureux de placer cette étude sous le patronage du vaillant ministre catholique, M. Carton de Wiart, et de montrer par la lettre ci-dessous à quel point

nous sommes d'accord.

Le Havre, 11 nov. 1915.

Cher Monsieur, - et très honoré Confrère,

. Il me tarde de vous dire tout l'intérêt et tout le plaisir que j'ai pris à lire votre étude si fortement charpentée sur : « l'Avenir de la Coopération franco-belge ». Elle témoigne d’une connaissance de nos besoins qui n’a d’égale que votre sympathie pour notre pays, où votre nom et vos travaux sont si hautement appréciés. J'ai goûté tout particulièrement l'exposé préliminaire des cinq vérités sur lesquelles s’appuie cette étude. C’est une merveille de préci- Sion et de concision. | = Croyez, cher Monsieur et très honoré Confrère, à mes sentiments très distingués et très reconnaissants.

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