I. Pcifjc '21 3. — M. Antoine Joly
Messire Antoine Joly est indiqué dans Fouvrage de Palliot (1649 comme greflier en clief du Parlement de Dijon, en Tannée lOlo.
Pnrjc^lS. — rirand'Chanihre, Tonrnelle et Requêtes réunies
D'après Fouvrage de Palliot, le Parlement de Bourgogne comprenait, en 1(510, soi.Kanle-trois membres, dont six présidents. Ils sont ici nommés par ordre d'ancienneté et de préséance.
If. Page 200. — Ilaraugut? de Monsienr le Premier Président Denis Bruslart
Le discours que je mets ici dans la bouche du président Denis Bruslart peut donner une idée iidèle de ce qu'était l'éloquence judiciaire à la fin du seizième siècle. Il existe, notamment pour le Parlement de Dijon, xin Recueil de Mercuriales des plus curieux. C'est la collection des harangues prononcées par le procureur général II. Picardet. l'avocat général Xaintonge : collection éditée en 1614.
Les établissements religieux, dits séminaires, recomman-
XciTES ET riÉCES .ITSTIFICATIVES. 02'.^
dés il la sollicilucle des évêques par le Concile de Trente, s'étaient multipliés à la lin du seizième siècle. L'Ordonnance de Blois, 15'î9, avait même consacré plusieurs de ses articles à la réglementation de ces écoles.
YI. Page 321, — Les gens du Roi n'ont pas
d'avis à émettre... leur rôle leur donne seulement droit de supplier
On a vu, dans le cours de ce récit, combien était vif, au seizième et au dix-septième siècle, l'antagonisme qui divisait les Gens du Roi et les Parlements, ces Messieins debout et ces Messieurs' assis. Jaloux de leur autorité souveraine, les Parlements s'étaient toujours cfTorfos de maintenir les Gens du Roi dans une condition d'infériorité humiliante. Au Parlement de Paris, les membres du Parquet ne pouvaient prendre la parole que debout et le genou ployé, comme s'ils se fussent adressés à leur souverain. Pareil usage s'était également introduit dans les Parlements de province. Dans leurs conclusions, les Gens du Roi ne devaient point se servir de ces mots : il nous semble ou nous sommes d'avis, mais de cette expression : nous supplions. On vit maintes fois des procureurs et des avocats généraux appelés à la barre devant les Chambres réunies pour être adnionestés publiquement sur la manière dont ils remplissaient leurs fonctions. Enfin, on alla au Parlement de Bourgogne jusqu'à créer un syndicat composé de deux ou trois Conseillers, chargés de surveiller la conduite des Gens du Roi. Cet abaissement continu de leurs fonctions dans tous les Parlements de France avait fini ])ar leur enlever tout prestige, comme toute utilité. Aussi, dès le seizième siècle, le chancelier Lhospital avait-il réclamé la suppression d'une pareille institution comme étant plutôt lâcheuse que nécessaire. — On sait que, de nos jours, un mouvement en sens inverse a lieu, et que, depuis soixante ans. la tendance du pouvoir royal est de faire des Procureurs généraux les égaux des Premiers Présidents et presque les régulateurs des Compagnies judiciaires.