‹ L'aventure d'une âme en peineChapitre 97 sur 102 · II. Ptiije 3G5. — Pleure. l'aspic saura te mordre · texte numérisé non relu

II. Ptiije 3G5. — Pleure. l'aspic saura te mordre

La superstition consistant à taire parler les lettres et à trouver dans une série de noms ou même dans un seul nom un sens mystérieux et caché était uiiiversellemeut répandue au seizième siècle. La Satire Ménippée en ofl're de fréquents exemples ; et Ton sait quelle fureur excita dans le peuple la découverte que les mots : Henri de Valois, avaient pour anacramme : Vilain Herodes.

r)2() L-AYENTURE DTXE AME EX TEIXE.

Page 365. — Nos pieux casuistes ont uiiaiiiiiemenl condamné mes scrupules

Je crois nécessaire, pour prévenir ici cerLuines ubjeclions, de citer dilTérênts textes de casuites. appartenant à la Compagnie de Jésus, et contemporains de l'époque où se passe notre récit. J'emprunte ces textes au troisième volume de l'Eniiuéte dirigée par les Parlements contre les Jésuites en nOl et 1~G2.

— Potes paratum te occidere, priusquàm te iiivadat, occidere : est enim id te defendere. Itaque non condemuandi qui occidunt eos a quibus alioqui essent occidendi. H\i- MAM-EL Sa. Aphorismes. (1590.'

— Utrùm vero si religiosusnolit fugere,sed se tueri, peccet contra justitiam ledendo vel occidendo invasorem, quseri potest. Puto non peccare contra juslitiam, maxime si vita vel fortuna iuvaduntur. Non enim ex justitiù tenetur fugere; et htec bona talia sunt ut possit ea defendere. Léoxard Lkssirs. (le Justitid et Jure cœterisqiie virtutibus cardinalibus.

— Quœritur utrum pro defensione rerum temporal! um possit quis licite occidere. Coinmunis theologorum sententia est id licere. Xam in tali casù non tenetur quis tune actù diligere vitam proximi. Ergo poterit licite, ex liàc dilectione sui ipsius, velle rcmovere id quodpugnat liic et nunc cum hàc efficaci sui ipsiùs dilectione; et consequenter poterit occidere: quippe est semetipsum diligere. Grégoire de Valence, Commentaires théologiques. ([609.)

— Quod hactenùs de laïcis dictum>st eliam intelligendumvidetur de clericis et religiosis. Adam Tax.xer, Tliéoloyie scolastique. Assert. 4.

— Siparastimihivenenum,iiludpossum uliqua induslria in te convertere. . . licitum est milii te occidere. . .Duas statuemus conclusiones : prior est quod si quis ad defensionem necessariam sui siniul et rerum suarum, servato moderamine, occidat aggressorem, occidat licite ; posterior conclusio est quod pro solis etiam rébus aggressor licite occidi potest. A'al!>i!k 1>i:i,i.\ai.ii, Pratique ilc la Pénitence.

NOTES ET riÉCES JL'STIFU'ATIVES.

Page 368. — Ta peux livrer l'iiinoceiiL à la morl.

— Queeritur, pro salute Reipublicte an liceat tradere civein iûuocentem in manus hostis, a quo certè interimendum?... IIoc esse licitum, nimirum tradere innocentem civein tyranno, non quidem ut interimatur ab eo, sed ut Respublica tuealur, eliam si innocens a tyrauno occidentus est. Azor de Lorca. Iiistit. Morales. — Le livre d'Azor de Lorca, publié avec permission et recommandation spéciale du général Aqua-Viva et de divers Provinciaux, avait été préalablement examiné par quatre théologiens de la Société de Jésus. Il est inscrit avec éloges dans la bibliothèque des écrivains de la Société.

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