‹ L'aventure de Nicolas CorbinChapitre 11 sur 28 · UNE HEURE D'AFFOLEMENT · texte numérisé non relu

UNE HEURE D'AFFOLEMENT

tout près, presque à les toucher, deux cadavres.

Quel cerveau, en pareilles circonstances, conserverait toute sa lucidité ?

Nicolas Corbin se secoue rudement. 11 se dit qu'il lui faut agir, s'en aller de cette salle.

Oui! Il sent, il comprend que s'^il ne retrouve pas la porte par laquelle il est entré, s'il ne s'évade pas de cette cabane, son cerveau va chavirer dans un accès de folie.

Oui, il faut qu'il se sauve.

Le bruit qu'il suppose produit par une machine en marche vient de sa gauche; sans hésiter, les yeux exorbités, comme s'il cherchait à percer l'épaisseur du noir qui l'environne, il se dirige vers sa droite.

11 fait dix pas et heurte la cloison.

Sous ses mains, sous ses doigts, il sent comme un tableau surchargé de boutons électriques.

Un peu au-dessous de ce tableau, sont des leviers, des manivelles, des roues, des manettes.

Qu'est-ce que tout cela?

Que doit-il faire ?

11 ne se le demande même pas, tant la peur le pousse. Une seule idée l'obsède. Fuir!

D'un geste brusque il tend en avant ses deux mains.

L'une touche l'un des boutons électriques, l'autre tourne une roue sur laquelle elle s'est posée au hasard.

Dans le même moment le bruit d'un déclic se produit, et la chambre mystérieuse se trouve inondée de lumière.

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