‹ L'aventure de Nicolas CorbinChapitre 12 sur 28 · DE CHARYBDE EN SCYLLA · texte numérisé non relu

DE CHARYBDE EN SCYLLA

La chambre des machines.

Aveuglé, ébloui tout d'abord, Nicolas Corbin est obligé de mettre ses mains devant ses yeux pour les garantir de l'éclat trop vif produit par une ampoule électrique énorme qui, placée au plafond, inonde la pièce d'une clarté aveuglante.

Cet éblouissement dure peu.

Promptement il se remet et pousse un soupir de satisfaction.

C'est qu'avec la lumière l'épouvante qui l'affolait a brusquement disparu.

Du coup il se retrouve lui-même.

Un regard circulaire lui montre où il est.

C'est comme une salle des machines en miniature.

Partout des leviers, des rouages, des boutons électriques, des courroies de transmission.

Dans l'un des angles un moteur va à toute allure.

Les pistons battent à coups rapides avec ce bruit régulier entendu dans le noir.

Tout à côté, affalés l'un sur l'autre, gisent deux corps humains. Il s'en rapproche, les soulève une seconde, écoute Jes battements du cœur et se relève en respirant mieux.

« Ouf! fait-il, ils respirent. »

Au dehors, le bourdonnement persiste toujours.

« Va bien, déclare alors Nicolas Gorbin en s'ébrouant comme pour dissiper ses terreurs dernières. On voit clair, il ne s'agit maintenant que de se rendre compte. Je viens de me donner de la lumière, voyons ce que j'ai bien pu faire en tournant cette roue. »

Il se penche, regarde, et aperçoit alors une plaque blanche en émail sur laquelle se lit ce mot tracé en noir : deck^, comme au-dessus du bouton électrique pressé par lui se voit en rouge : hrightness ^.

« Pont? murmure-t-il ; où cela un pont? »

Et son regard, curieusement, cherche autour de lui.

Et soudain ses yeux tombent sur une petite échelle étroite et métallique qui.se trouve dans l'un des angles de la salle, à un mètre de là. Le long de cette échelle le même mot, deck, se retrouve gravé. « Voilà l'escalier qui mène au pont, fait Nicolas Gorbin. Voyons un peu. »

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