‹ L'aventure de Nicolas CorbinChapitre 2 sur 28 · LA NUIT DU 14 MAI · texte numérisé non relu

LA NUIT DU 14 MAI

Sans que l'on pût s'expliquer cette malchance, tout un mois s'écoula sans qu'il fût possible de découvrir et l'étrange bolide qui avait décoiffé en partie deux des plus curieux monuments de la ville, et le non moins étrange garçon

hélas! pour quelle raison

l'un des

qui avait assassiné — on ignorait, hommes les plus remarquables de la remarquable cité américaine.

Non, ni l'un ni l'autre ne furent retrouvés.

Les deux affaires furent donc classées, et ce fut dommage, pour le bolide d'abord, que l'on eût placé certainement sous globe au grand musée de Chicago, et pour Nicolas Corbin ensuite, que l'on eût porté en triomphe si jamais la fantaisie lui fût venue de se constituer prisonnier après avoir, pendant trente jours consécutifs, dépisté les plus fins détectives des États-Unis.

Quant à savoir ce qu'il était devenu, mystère.

Vivait-il même encore ou, désespéré de son acte, avait-il mis fin à ses jours?

Toutes les suppositions étaient possibles.

Il y eut, dans différentes villes, des paris engagés sur ces deux hypothèses.

Les uns tinrent pour le premier point, à savoir, qu'il vivait toujours.

Les autres pour le second, à savoir, qu'il était bien mort.

La majorité, il est vrai, partagea cette dernière opinion. Comment, sans cela, eût-il pu échapper à ceux qui le recherchaient? Gares, paquebots, voitures, autos, avaient été aussi étroitement surveillés que villes et villages.

Oui, il ne pouvait en être autrement, le drôle s'était fait justice, le coquin n'était plus.

Or, l'opinion générale, nous devons le déclarer, faisait tout à fait fausse route.

Maître Nicolas Corbin était encore vivant à l'heure précise où se classaient à la fois son affaire et celle du bolide introuvable.

Les journaux offraient une prime..

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