LES PRÉCÉDENTS, CÉCILE, JUSTINE
Cécile doit changer de costume et en prendre un de femme de trente six à quarante ans. Il faut que ^ sans caricature , il soif tellement opposé à celui qu'elle a eu au commencement , que V illusion paraisse vraisemblable.
ARMAND, allant au-divant de Cécile,
Ab! Mademoiselle, mille pardons!
CÉCILE
Je me félicite, Monsieur, de me trouver chez mon frère en ce moment, et de pouvoir iVxcu'^er auprès de vous. ARMAND , étonné.
Quoi ! serait-ce là M,idemi>is<lle Dorval !
DUBOIS, à part.
Eh ! voilà une tante qui est encore fort pre'sentable!
JUSTINE, fca5 à Cécile.
Courage !
ce'cile.
Vous paraissez e'tonné ! oserai-je tous eu demander le sujet ?
ARMAND
Pardonnez, Mademoiselle, je savais bien que la sœur de M. Dorval était jeune encore
CÉCILE
En effet, je suis beaucoup plus jeune que mon frère.
ARMAND
Je suis surpris de trouver en vous une prrsonne d'une tournure aussi élégante ; d'honneur, vous ne paraissez pas plus de vingt-cinq ans.
JUSTINE, bas a Cécile.
Prendrez-vous cela pour uu r.orapliment ?
Vous me flattez, Monsieur, in.iis je sais qu'une femme raisonnable doit atlachcr peu de prix à ces ffivoles avantnges.... Il est vrai que l'aii' de la campagne me fait beaucoup de bien.
ARMAND, h Dubois.
C'est incroyable comme elle est conservée!
DUBOIS , à Armand.
Laissez donc , je voudrais la voir avant sa toilette; je parierais qu'elle a vingt ans de plus.
CECILE
Ma nièce ne peut recevoir votre visite, Monsieur ; elle m'a charge'e de vous en témoigner son reçret.
ARMAND
Que dites-vous? Mademoiseilr ! je suis bien dédommagé, et puisque vous me permettez de pasier quelques instants près de vous
CÉCILE
Nous sommes à la campagne.... je crois que, sans rae compromettre, je puis vous tenir compagnie vous dînerez avec
moi?
ARMAND, avec empressement.
Très volontiers ; mais je suis en habit devojage, permettezmoi d'en aller prendre un pins docciiC
CÉCILE à Justine.
Justine , montrez à Monsieur son appartement.
ARMAND
Je reviens à l'instant! ( A Dubois. ) Mais dis donc , Dubois , cette femme est charmante; quel ton! quelle modestie ! elle n'est ni coquette, ni rusée, celle-là 1
DUBOIS
Ah ! Monsieur , elle est prude, et c'est encore pis.
Ils entrent dans V appartement opposé à celui de Cécile,