CÉCILE , JUSTINE
Elles rient en prenant garde d'être entendues,
CÉCILE
A merveille ! il ne se doute pas de la ruse!
JUSTINE , avec ironie.
Ce pauvre jeuue homme I quel coup-d'œil exercé! La /'. Tante. 3
CÉCILE
Chui !
JUSTINE
Il ne peut nous entendre: mais n'ètes-voiis pas piquée. Madame , de la froideur qu'il témoigne pour vous? ne^as demander seulement nue pauvre petite fois si votre maladie est grave ! s'il pourra vous voir ! c'est affreux !
CÉCILE
J'en conviens; mais il paraît aimable l JUSTl^E, l'imitant.
Il paraît aimable !... oh! que les femmes sont faibles I si vous m'en croyez, vous vous vengerez en le reodant amoureux, sous la figure d'une tante: ce serait là le coup de muître I
Tu appelles cela une vengeance I j'en pourrais être dupe!
va toujours donner des ordres pour le dîner, et laisse- moi songer ' ce que je dois faire.
Justine sort.
CÉCILE , seule.
Mon père pourrait bien avoir raison à travers sa bizirrerie , Armand montre delà grâce.,., et peut-être qu'un second hvmen!... plus heureux que le premier.... (souriant) il serait plaisaat, eu effet , sous celte apparence respectable, de faire sa conquête... cette folie me servirait d'ailleurs pour étudier son caractère.... ( Gaîment.) Allons, c'est décide, je l'enlève à ma nièce j je le séduis.