‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 111 sur 232 · CÉCILE , JUSTINE · texte numérisé non relu

CÉCILE , JUSTINE

Elles rient en prenant garde d'être entendues,

CÉCILE

A merveille ! il ne se doute pas de la ruse!

JUSTINE , avec ironie.

Ce pauvre jeuue homme I quel coup-d'œil exercé! La /'. Tante. 3

CÉCILE

Chui !

JUSTINE

Il ne peut nous entendre: mais n'ètes-voiis pas piquée. Madame , de la froideur qu'il témoigne pour vous? ne^as demander seulement nue pauvre petite fois si votre maladie est grave ! s'il pourra vous voir ! c'est affreux !

CÉCILE

J'en conviens; mais il paraît aimable l JUSTl^E, l'imitant.

Il paraît aimable !... oh! que les femmes sont faibles I si vous m'en croyez, vous vous vengerez en le reodant amoureux, sous la figure d'une tante: ce serait là le coup de muître I

Tu appelles cela une vengeance I j'en pourrais être dupe!

va toujours donner des ordres pour le dîner, et laisse- moi songer ' ce que je dois faire.

Justine sort.

CÉCILE , seule.

Mon père pourrait bien avoir raison à travers sa bizirrerie , Armand montre delà grâce.,., et peut-être qu'un second hvmen!... plus heureux que le premier.... (souriant) il serait plaisaat, eu effet , sous celte apparence respectable, de faire sa conquête... cette folie me servirait d'ailleurs pour étudier son caractère.... ( Gaîment.) Allons, c'est décide, je l'enlève à ma nièce j je le séduis.

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