‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 112 sur 232 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

Adroiie pruderie, Douce coquetterie , Yeuez à mon secours j Sachons avec adrtsse.

Aux traits de la sagesse Unir ceux des amours.

Pour moi quelle gloire immortelle l Si j'allais le rendre infidèle!...

Sous ce bizarre accoutrement Inspirer un doux sentiment , Et remporler sur une nicce, Malgré sa grâce et sa jeuuesse.

Oh! ce serait charmant !

Adroite pruderie, etc.

Oui , mais si trompant mon nttente, Mon -cher l'iiliir à mon aspect, Saisi de ciainle et de respect , All.Ht ni'ainier... comme une tanie!

Me prendre po\ii sa confidente!

Le bel emploi vraiment!

A vingt ans confidente!

Le trait serait piquant !

Bannissons toute crainte.

J'aurai sur lui pins de pouvoir, Car malgré celte feinte.

Si j'en crois mon miroir , Je suis encor fort bonne à voir.

Adroite pruderie , etc.

Le voici , reprenons vite mon rôle !

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