SCENE XII
Les Mêmes , DIEGO , accourant.
die'go, tout essoufflé.
Voici le paquet de lettres ; il faut que le voyage ait rompu notre valise , J'avais peine à la reconnaître... J'ai été obligé de briser la serrure... et pour le portrait , je n'ai jamais pu le dclci rcr.
CUSMAN.
Oh ! les lettres suffisent.
pÉDr.o.
Tenez, Seigneur, lisez vous-même.
GUSMAN
Voyons donc ce que je vous écrivais. (// ouvre une lettre et lit.) « C'est » avec une grande joie , mon cher Morales , que uous avons appris le » détail de vos dernières aventures , et la manière miraculeuse dont
U Aventurier. a
» VOUS avez trompe la vigilance de l'Alcade de Murcie. » [Regardant Pedro.) Oh! oh!
PÉDBO, surpris.
Qu'entcnds-|e ?
DIEGO, demême.
De Murcie !... nous n'y avons jamais mis le pied!... quel galimaliasl GUSMAw, continuant.
n Madrid est un ihéâtre di;^ne de vous ; les a'guazils y sont de boniit, » cotapositiûu , les habitants assez confiants et faciles à dérouler, »
PEDRO. . s
Je veux mourir SI je comprends ;..- ' L ' k
RAPHAËL , bas à Morales.
C'est ta correspondance I
MORALES , de même.
Chut !...
GUSMAN , Usant, a Venez, et que S'.int Jtcques vous garde du Grand- Inquisiteur et a des Corre'gidors! » (/7(3«f.) A merveille, Messieurs.
PÉEfiO.
Mais avcz-vous bien lu ?
DIEGO
Le seigneur Gusman a voulu s'amuser.
GtJ.SMAN.
Oser me présenter l^i-raême les preuves de sa fourberie
BASQUE , riant.
Ah ! ah ! ahî... ils se sont trompés de paquet.
MO balÈs.
C'est clair î
■ Je vo«s jure, mon oncle...
GUSMAN , en colère.
Hors d'ici à l'instant, misérable !
RAFUAEL.
Allons , ne vous emporte^ donc pas, ils s'y prendront mieux une autre fois.
guSman , de même.
Ah îles habitants de Madrid sont assez confiants et faciles à duper!... je t»î ferai voir le contraire, intrigant elTroDlc!... et pour te confondre, regarde, voilà Pedro.