‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 137 sur 232 · DU JOUR · texte numérisé non relu

DU JOUR

Silence i

Air : Du pont de Koell,

O vous, dont l'œil découTro L'avenir iiiceriain J Du Théâtre qui s'ourre QueTseia le destin?

]ei , hienlôt irn autr# "Vous le dira,

{Montrant le Parterrf. "^

Et mon jite^tt et le vôlKt K'est-il pas là?

DEUXIÈME COrPLlT.

Momus me le rëvèle , lie p4iblic *a ven^r.

Maii je vois que le zèl»

l'eut seul ïe retenir.».

Oo le dit infidèle}

Malgré cela , Que la gaité Tappelte ,

( Montrant le Part^rrf-J

T] sera ^à«

On enîenâ dans le fond la ritournelle du chœup mUant à ^rand'Qrc/teHre,

Ah \ mon dieu 1 c«sont nos cl.œnrs qui répètent : ils vonl réveiller , et dans quel moment encore. CHŒUR en dehors.

Air : f^iye le Roi.

Des fouB de plut Pour \e plaisir élu».

Par If jayeux Momu«« Quelle Bonne Doutclle.

De» fou» de plu»i Ce «ont le* trais élus Qui chantent l'orémus Au tcmpU de Moinu».

€£citE, gui pendant le chœur précédent, s'est un peu réveillée.

Que m'est-il donc arrivé ?... el où suis- je ?

DTJOUR.

Eh mais, ma belle enfant , vous êtes à Paris ; au Gymnase.

CfiCILE.

Au Gymnase?... comme dans mon rêve l

DTJJOVR.

Regardez plutôt cette nouvelle salle.

CtCLLE.

Oui... ce monde... ces loges brillantes... comme dans mcm rêve, el qu'est-ce que j'ai enteodu la ?

POKCTUEL.

Nos chœurs, qui répètent au foyer.

DVJOUR.

ït qui font un bruit du diable.

CbClLE.

Comme dans mon rêve.

POKCTCEt.

Air : Restez, restez troupe jolie.

Mais, si j'ai bien su vous f ompiemlre , Tous tîisiez, dans ce lève heureux, Qu'avant peu nous pourrions euienJr* Des apiilaudibsemens nombreux.

M. nUJOUR.

Oui; ce rêve si favorable , Qu'en dormant elle a raconte , A son réveil elle est capable D'en faire une réalité.

^Les toiles qui cachent le Théâtre disparaissent on aperçoit la façade du Gymnase : toutes les portes s'ouurent et tous les acteurs et aciriçes paraissent en habits de caractère. )

Des fous de plus

Far le plaisir é'ius !

Pour le joyeux Ma mus

Quelle

Bonne nouvelle !

Des fous de plus;

Ce sont les vrais élus ,

Qui chantent l'orémus

Au temple de Mouius.

VIEUBRlCjrET.

Air de Lisbetii.

D'puis trois mois rnon poste est l'scul poiat

Où tous les jours la foui' se porte:

3 entrerai , vous n'en lierez point :

On écliange des coups de poing ,

Que de mal pour défendr' la porte.

Tant d'cuiieux y dirigent leurs pas,

Qu'j'ai Tcorps brisé, la lèt' rompue ,

lu me cassent jambes rt bras ,

Fass' le citl [bis.) i^ae 5a couUuue>

CHOEUR

Des fous de plus , etc.

tA. COMTESSE CHISCHILA.

Air de Marcelin.

Messieurs, pour nos premiers essai», Necoiisuiiez que riu(3uli;ence , No» échos, trop loTis-temp» muets.

Vont par vous rompre le silence:

Sans craindre qu'ils soient indiscret», ÎDes bravo redoublez la dose i Mais ne leur apprenez jamais Qu'on peut répéter autre chose.

CHOEUR

Des fous de plus , etc.

M. POaCTtJEL.

Air de Lantara.

Devant un Public toujours juste, Le Gjmnase s'ouvre aujourd'hui, Sous les yeux d'un Monarque auguste. Qui de tous temps des muses fut l'appui-. Au Plnde ainsi que dans l'histoire, Il régnerait avec honneur !

l d es beaux-arts il eût été la gloire. S'il n'aimait mieux être leur protecteur.

CHOEUR

Des fou» de plus , etc.

SORBETI.

Air: La fille nu coupeur de paille.

Aux Bouffes c'est la raaniej On trépigne aux aria On se pâme et l'on s'écrie :

Divina , Braviainta.

^ci, pour nos bonplets^ N'en déplaise à Tllalie, Je me contenterais D'un petit bravo Français;

CftOEtJR.

Des fous de plus, etc.

CÉCILE

Air : Depuis long-temps j'aimais Adcte»

Au doux sommeil je me liviais naguère

Tou<i mes instans seront mieux employés^

Et dans ces Ijeux le désir de vous plaire

Va désormais nous tenir éveillés.

Loin que pour voui noire zèle se lasse |

Dès aujourd'')iui nou- jurons tous

De ne jamais nous endormir... de grâce.

Tâchez, Messieurs, d'en faire autant qu« nous»

CHOKTTR.

Des fous de pins , etc.

riN.

De l'Imprimerie d'ÉvERAT, rue du Cadran n. i6.

Page 1