‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 155 sur 232 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

ADOLPHE, CRICK , SUDMER, en grand uniforme, elle bouquet au côté,

SUDMER.

Oui , c'est raol-mêrne! c'est Sudmer; je me doutais bien que ma pre'sence causerait ici de la surprise.

ADOLPHE , courant dans ses bras.

Mon cher oncle ! au moment où je déplorais votre perte....

SUDMER.

Que je t'embrasse encore , mou Adolphe , mon cher fils tu

ne croyais plus me revoir mais rassure-toi tous les braves

ne sont pas morts six ans (i'.ibscnce , de f.tigii's , de oom-

hùts j'ai tout oublié , puiscjue je revois mes auàs et moa;

pays.

Air : A soixante ans.

Oui, fous mes vœux lenitaient vers ma patrie^ J« l'invoquais sous un ciel étranger.

Foyer natal, tevre auguste et chérie, Comnient peut-on jamais vous outrager?

Vous qui vivez sur le sol de vos pères. Du bonheur qui vous fsi permis.

Souvent vous ignorez le prix; Et c'est, liéLis! aux yives étravigères^ Que Ton apprend à chérir sou pays.

ADOLPHE

Mon cber oncle!..... i

SUDMEK.

Hé bien , morbleu I le voilà pâle , dc&it.... et tout tremblant....

allons, remets-loi, du couraj^e il en faut pour supporter la

joie car moi, qui te parle, j'ai manqué d'tn être étouffe.... mais

je t'ai déjà embrassé une demi-douzaine de fois..... et je sens que ça va mieux.

CRICK

Oui , c'est comme ça , le premier moment ( Se tâtant la

joue.) Moi, ma premièie entrevue avec mon parrain a été diablement chaude.

suDMER , à Adolphe.

Oui , tu sauras combien d'événements, combien d'aventures.,.. A propos de cela , mon g-irçon , je reviens tout cousu d'or.

CRICK

V'Ià-t'y un parrain ! tout cousu d'or..,., comme nous allons

en découdre I

Mais parlons de toi, de ton m;iriQge...ie vousaiun peu dérangés ; mais tu ne m'en veux. pas..... n'est-ce [la*. , mon garçon ? je savais bien que je vous ferais plaisir.... Ah ça, présenîe-moi à la future. .« je suis un peu brusque, sans façon , mais c'est égal , il faul qu'elle

s'habitue à aimer ton oncle Moi, pour coranu'ncor, je l'aime

déjà, et elle doit danser avec moi la première contre-danse Tu

nie vois sous les armes.... mais toi.... tu ne m'as pas Irop l'air d'uo, marie, en fiac et eu boites....

ADOLPHE

Grands l)if ii\ ! comment lui avouer... et quelle situation. {^UjiS paysans et à Crick.) Laissez nous, uus amis.

SUDMER.

C'est vrai , laissez-nous...., voilà de quoi boire à ma santé... .= mais voyez -vous, on est bien aise de ^iarier d'aft'aires de famille.

CHOEUR

AiR : Vaudeville de la nouvelle télégraphique.

Ah! quel Lonbeurl

INot' boa seigneur Aujourd'luii se marie:

Chantons, dansons.

Que nos chansons L'apprer.n't aux environs.

( Ils sortent tous. )

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