‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 156 sur 232 · ADOLPHE, SUD MER · texte numérisé non relu

ADOLPHE, SUD MER

SUDMER.

Hé bien, morbleu! tu dis donc que ma petite nièce

ADOLPHE

Vous allez la voir dans l'iustdiit.... ( Hésitant) Mais vous ne m'avez pas encore demandé des nouvelles d'Elise.... l'auriez-vous oubliée ?

SUDMER.

L'oublier.... non , parbleu I ele est pour beaucoup dans mes plans de bonheur.. . je venais ici dans le dessein d'assurer

son sort mtis lu ne peux pas m'en vouloir d'avoir d'abord

pensé à toi i'ailliurs j'éiais bien tranquille î ne te l'a-

v,iis-je pas coufiée ? nVlais-je pas sûr que tu me rendrais fidèlement ce dépôt

ADOLPHE

Oui , mon oncle , Elise vous aime toujours ; elle vous a conservé sa foi.... et elle vous attend ....

SUDMER , froidemerd.

Ah! die m'a conservé sa foi.... et elle m'attend.... c'est très

bien c'est paiblcu tris bien J'caiicoiip nnVnx que je ne

croyais ( Le regardant en face.) Et lu es bicn sûr.

Quoi! vous endoutcrifz?

SL'DWEE.

Non... c'c.-t que je fcnsais .t (crtaine chose,

ADOLPiir , vivement.

Ociell je vois qu'on v;iiis i prévenu, que vous savez tout..„ mais ne me ju^ez j'oiut sans m'i iiienc're ! je vou> jure , mon oucle, que c'e'lait pour vous, pour v<'us Scu!, pour la soustraire aa pouvoir de sou !rère, el que si je consentais à épouser Elise , ce ifciail que pour vous la cop.scrvcr.

svDMER, étonné.

Comment ?... qu'est ce que lu me dis donc là ?

ADOLPUE.

J'ai cru que vous .saviez...

SUDMEtl.

Hcl non moibieu!... Comment tu é;>ousais ma femme, pour empcch r qu'on ne me la ravîl!..

ADOLPHE

Vous pourriez me soupçonner!... apprenez qu'en sortant de la cliapelle . je devr.is monier en chaise de poste... cet lisbil de voyage vous l'alteste... et jusqu'à votre retour sur liqutl nous comptions pour rompre ce marisge , j'auniis vécu éloigné d'Elise.

SUDMIR.

Comment , il serait possible que ton attachement pour moi...

ADOLPHE

Je vous répète que depuis long-temps. Elise sait qu'elle vous, est destinée, qu'elle est piêle à vous obéir, à vous suivre à l'autel, et maintenant, mou oncle, c'est mon honneur qui ex'ge que vous l'épousiez.

SLDMrR.

Ton honneur! ton honneur... un instant...

ADOLPUE.

Si vous hésitez... c'est me dire que j'ai perdu votre estime , votre confiance,., je n'y survivrai pas... et je sais désormais le seul parti qui me reste à prendre.

SUDMER.

Eh! que diable!... nue minute!... restez ici , Monsieur... restez et écoutez-moi... je n'ai jamais douté de votre bonne foi... et je ne devrais pas a\oir besoin de vous le prouver; mais vous avez en moi un bon oi de, et puisque ça vous fait p!ai^ir... j'accep'e... et i'é^ome...{Liiicluimantune/joijpiéede main.) Voilà cciume jesuis.

(3o) SCÈNE XVI.

Les Précédents , CRICK.

CRÎCK.

Je viens , avec votre permission , vous avertir que la noce s'impatiecte.

ADOLPHE. y

C'est bien , que rien ne soit changé... [A part.) Allons , j'aurai fait mon devoir. [ ffaut.) Mon onde, je vais vous cherche! moiinernc... et vous présenter ma fimme... je veux dire la votre . { m aperçoit.) U. voilà :...ah! mon Dicuî mon Dieu, comment la prévenu? '

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