SCÈNE XVIL
Les précédents; LA COMTESSE , amenant Elise par la main^, Adolphe va au devant d' Elise, et lui parle bas, en arani
I air de l encourager.
sroMER , la regardant de loin.
Elle est fort bien.... cerlaincnicnt voilà un brave s^o^xc^n qui me force de me mari, r le pistolet sur la gorge... je n'oublierai jamais celte marque d'allVction.
. ^'oohvnï., bas à Elise.
Elise.... il le faut.... il y va de ma vie et de mon honneur.
LA COMTESSE, bas à Adolphe.
Mais je vous répèle, Mon.imr, oue c'est vous qu'elle aime.
ADOLPHE , bas.
IN'importe... i',,i donné ma parole.... {Amenant Elise près de son oncle. ) Mou oncle, voici celle qui, comme moi, doit tout a vos bontés , et dont la reconnaissance égale la mienne.
SUDMER.
Ma chère E'ise ! Ah ! ça, vous allez nous laisser seuls ud
moment.
ADOLPHE . à part.
II me fait trembler. ( Haut. ) Senis , mon oncle ?
. SUDMLR.
Oui , mon cher ami.
ADOLPUE.
Avec Elise?
STJDMER.
Avec Elise.
ADOLPHE
Mou oncle... c'est que tout est prêt pour la cére'inonie...
SUDMER.
Mais quelle diable de rage de vouloir me marier sans me donner le temps de me reconnaître... corbleu ! que je puisse causer uh nioineiil avec ma femme.
ADOLPHE , bas à la comtesse.
Sa femme , je ne pourrai jamais m'accoutumer à ce mot-là.
LA COMTESSE , de mém€.
Eh bien , voulez-vous que je déclare... ADOLPHE , bas, Kon , non , j'en mourrais de honte.
LA COMTESSE , baS.
Eh! mais que voukz-vous donc enfin ? car vous êtes un horam» insupportable.
ADOLPHE
Je ne sais... j'en perdrai la tête... ( Bevenant à Elise et lui parlant bas. ) E!ise , c'est mon oncle que vous aimez... n'allez pas roiiLliez... je vous en prie.
CRiCK , revenant.
Comment, mon parrain , vous avez dit votre femme.
sroMER , se retournant.
Et toi aussi... quo fais-tu là?
CRICK
Vous dites , votre femme... vous vous trompez.
SUDMER.
Non , mon garçon.
CRTCK.
Ma foi, alors, mon parrain , si vous e'tîcz mon filleul, je vous demanderais la permission de vous dire que c'est une bêtise.
SUDMER.
Je suis désole' que tu n'approuves pas.... j'espère cependant que ça. ne me privera pas de ta présence à ma noce. CRICK , saluant.
Non , certainement : c'u'est pas une bêlise qui m'arrêterait.